Par ici mon poulet!

Aujourd’hui, un post très rapide mais à vraie valeur ajoutée où unboudoiramarseille va t’apprendre à cuire un poulet. Si.

Car ce n’est pas tout de mettre la bête bêtement au four et d’attendre, non. Car généralement, le poulet, ça le cuit certes mais ça l’assèche aussi et ce qu’on récolte à la fin c’est un poulet aux blancs tout déshydratés et filandreux.

Or donc, je m’en vais révéler mon SECRET ULTIME DE CUISSON DE GALLINACE. On va le faire comme une vraie recette, avec des étapes à respecter. Même si je ne me prends pas pour un blog culinaire.

1 –  Faire préchauffer son four à 190°

2 –  Masser la bête. Avec de l’huile, d’olive hein (mais ça tombe sous le sens, je ne devrais même pas avoir à le préciser). Avec du jus de citron; avec un citron coupé en deux qu’ on fourrera, une fois pressé, dans le cul du poulet; avec du citron confit, qu’on débitera ensuite en petits morceaux et que l’on laissera négligemment au fond du plat (attention, on ne met pas trois sortes de citron, on choisit, c’était pour les variantes que je proposais tout ça). Masser bien gentiment. Ca va attendrir la viande, la parfumer et te relaxer. Je ne sais pas toi mais moi j’aime bien cette étape (encore que c’est parfois troublant car un gros poulet ça fait peu ou prou la taille d’un petit bébé sans tête mais je m’égare).

3 – Sel et poivre, si possible au moulin, moulus sur l’animal. Et des herbes. J’affectionne le classique combo thym/romarin mais je ne suis pas contre un peu de coriandre (bien, surtout si on a opté pour la version citron confit)

4 – et c’est là qu’on entre dans le vif du sujet. Tout réside dans la POSITION DU POULET pendant la cuisson!!! Fini le classique et si convenu missionnaire. Foin du poulet laissé sur le dos tout ce temps, tel une étoile de mer attendant sa fin. Fais moi bouger cette bête que diable! Alors, on commence par 15 MINUTES DE CUISSON SUR UNE AILE, 15 MINUTES DE CUISSON SUR L’AUTRE AILE, 30 MINUTES DE CUISSON SUR LE DOS (à ce moment là, on contrôle et on déglace légèrement les sucs de cuisson avec un peu d’eau et on gratte la peau au couteau, doucement) et enfin, last but not least, 15 MINUTES DE CUISSON SUR LE VENTRE.

Et c’est ça qui fait toute la différence! Je te garantis un poulet rôti comme il se doit, avec une belle peau bien croustillante et une chaire tendre et fondante, la synthèse absolue des deux consistances qu’un poulet rôti digne de ce nom doit savoir offrir.

Voilà. Et comme c’est bien de se simplifier la vie, je ne saurais trop conseiller d’en profiter pour faire un plat complet à base de légumes et/ou de pommes de terre disposés dans le plat et qui cuiront en même temps que la bestiole (en plus, ça tient le poulet quand il est en équilibre sur une aile) . N’oublie pas les oignons et surtout, surtout, n’oublie pas de jeter quelques gousses d’ail même pas pelées et qui seront ensuite comme des bonbons fondant sous la dent. Si tu es comme moi, oublie les quelques gousses et étête carrément une tête d’ail complète, à manger ensuite à la petite cuillère.

Enfin, comme je suis quand même bibliothécaire dans la vraie vie et que j’apprends à mes étudiants à citer leurs sources, j’en ferai de même et je rendrai donc à César ce qui est aux frères Demorand (Nicolas, le directeur de la publication de Libé, et Sébastien, critique gastronomique, si si) à savoir la paternité de cette méthode. Mais eux mêmes ont bien du la tenir de quelqu’un d’autre.

Et franchement, de toutes mes petites fiches et trucs de recettes que je collecte et que j’archive dans mon classeur de cuisine, celle-ci, dans son extrême simplicité, a vraiment été une révolution. Et je pèse mes mots. La prochaine fois, nous parlerons peut-être de mon fameux agneau de 7 heures, même si ce n’est pas très estival comme plat. Enjoy et dis moi si c’était bon!

Crédit photo: fiche cuisine Elle, oui, je lis parfois (souvent) des magasines féminins.

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