Actualisation des données

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Oups, j’étais partie faire quoi tout ce temps depuis le 13 juillet? Ben entre autres, à part profiter de mes vacances commencées avec délice et m’occuper de mon grumeau, je suis retournée sur les lieux des crimes des précédents posts pour compléter mes dires. Alors c’est parti pour une petite actualisation de données, et pour le coup, j’ai vraiment donné de ma personne…

Le plus sympa pour le début. On finira avec le plus délicat. Je suis allée trainer mes guêtres du côté d’un chouette disquaire pour me dégoter le vinyle de Norah Jones, le fameux Little broken hearts. Ça s’appelle Galette et c’est dans le quartier du Cours Julien. Bon, j’ai fait chou blanc, il les avait tous vendus mais je me suis bien régalée à explorer les bacs et j’ai même acheté un petit EP auto-produit par le patron, conquise par son écoute en boutique. Bon, dommage, c’est en rentrant à la maison toute contente de ma découverte que l’Homme m’a rappelé que notre platine ne lit que les 33 tours… Alors je l’ai offert à mon amie N. qui m’a promis de l’encoder mais du coup, je n’ai plus le disque avec moi pour vous dire ce que c’était. Too bad… Je vous montre quand même à quoi ressemble la devanture et même, je vous laisse la carte.

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Ouh, le beau graff!

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Mmmm, quel sens de la mise en scène, la carte posée sur mon vinyle adoré de The legendary tigerman

(par contre pour la mise au point, on repassera)

Bon, ça c’était la partie sympa de mes exploration urbaines. Mais j’avais promis quelque chose et je suis femme de parole (et aussi c’est l’été, le bikini, tout ça tout ça), bref: j’ai repris le chemin de l’institut Les bains des 5 avenues pour me faire dépoiler. Rappelons nous, j’étais restée sur une expérience très mitigée de massage dont j’étais ressortie plus huilée qu’un chichi de l’Estaque: https://unboudoiramarseille.wordpress.com/2013/07/11/comme-un-air-de-vacances/ Mais comme mes copines poilues m’avaient toujours assuré que c’était un super endroit, il me fallait vérifier ces dires. Et bien, en deux mots, c’était très bien (oui, ça fait plus de deux mots). L’accueil est toujours agréable, le lieu est toujours joli, clean et propre, les cabines sont toujours bien entretenues, l’esthéticienne toujours sympathique, discrète et respectueuse (de ton intimité livrée sur l’autel de l’épilation) et la cire est, ma foi, efficace quoiqu’un peu chaude. Mais franchement supportable. Pas de couniement de douleur mais je crois que je suis très insensible du bulbe alors peut-être que cet avis là ne compte pas. En tout cas, travail soigné et résultat tout à fait encourageant. Entre deux séances d’autotorture à l’épilateur, j’y retournerai. Et non, sinon, pas de photo pour illustrer cette partie là du post, j’ai ma part d’intimité quand même, malgré tout, si si.

Voilà, je vous laisse, j’ai des moules à aller ébarber. Et ce n’est PAS une figure de style!

Edit 1: la 1ère photo? Aucune allusion à la fin du post (je deviens graveleuse) mais un sublime collage, toujours au Cours Julien, en face du WAAW (What An Amazing World) au 17 rue Pastoret, 13006.

Edit 2: sinon, je ne sais pas vous mais moi, les pubs de McDo en ce moment me donnent envie de vomir. Et pourtant, je ne suis pas la dernière à aller m’enfiler un bon 280. Mais là, ces visuels en 4 par 3 et maxi gros plan de portion de frites, de BigMac, de sundae, ça me colle vraiment la nausée. La pire, celle du nuggets dégoulinant de sauce barbecue. En fait, je les trouve obscènes. On pourrait gloser longtemps sur le fait que McDo est, avec Nike ou Apple, une des seules marques qui peut se permettre de justement gommer sa marque et d’être quand même reconnue à travers le monde entier. Cette surexposition de leur produit en ce moment me fait en tout cas l’effet d’une grosse claque dégoulinante ou comme si un publiciste pervers me collait la tête dans mon Happy meal en me gueulant dessus « t’as vu c’que tu bouffes, t’as bien vu? ». Oui, ça va, j’ai bien vu…

Edit 3: enfin, un grand merci à A. pour m’avoir fait découvrir la vidéo qui parodie celle de l’affreux Robin Thicke et remet les choses à leur juste place, les femmes en smoking et les hommes en string. Enfin!!! Ah ah, je m’en délecte. Et je vous laisse savourer.

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Comme un air de vacances…

Si je vous dis qu’en six jours j’ai réussi à voir trois films au ciné et à me faire masser, comme ça, au débotté, dans un petit institut en sortant du boulot, et que vous savez que je suis mère d’un jeune de presque cinq ans, vous vous dîtes: il y a un truc. Et ce truc, LE truc, c’est une équation… magique: vacances scolaires + garde de l’enfant assurée par les grands-parents!!! Il faudra que je pense à leur ériger un autel pour leur exprimer toute ma gratitude.

Alors hop, je ne résiste pas à vous faire part de ces quelques moments.

Revue de presse ciné pour commencer:

– vendredi dernier, en compagnie sororale: Joséphine! L’adaptation en film, que je qualifierais plutôt d’interprétation très libre, de la bande-dessinée de la si délicieuse Pénélope Bagieu. Un film coupé en deux avec une première partie assez réaliste, un chouette portrait de jeune trentenaire foutraque et pétrie de contradictions (j’ai un gros cul qui m’afflige mais j’aime bien que les hommes me sifflent dans la rue pour cause de popotin over-proportionné, même si je rebute à l’avouer) et une deuxième partie beaucoup plus… envolée et irréaliste, où le scénario flirte avec les situations les plus improbables au fur et à mesure que son héroïne s’enferre dans son (gros) mensonge. Mais à la fin, elle trouve l’amour et il était en fait tout près, juste sous ses yeux! Quel pitch! Je ne sais pas si ce résumé vous donnera envie de vous ruer dans les salles mais moi j’y ai pris un certain plaisir. J’ai surement moins vécu l’histoire que les deux nénettes trois rangs devant qui ont passé leur temps à faire des commentaires à base de « Non!!! », « Han, tu vas voir, je le crois pas, il va faire ça » etc… (c’est bien simple, au début j’ai cru qu’il y avait un problème de synchronisation de la bande-son) mais amateurs et amatrices de comédies romantiques, c’est par là que ça se passe. C’est bien sucré et tout doux, ça fait du bien comme un bon gros bonbon. Et Marylou Berry y est très chouette, et les belles filles rondes, moi j’adore.

– second round lundi en compagnie amicale: Before midnight! La suite de l’histoire d’amour du couple incarné par Julie Delpy et Ethan Hawke et initiée avec Before sunrise et Before sunset. Je n’ai pas vu les deux premiers et j’ai aimé découvrir ainsi le chemin mené par ce duo, me disant que si la rencontre était belle, j’allais d’autant plus apprécier remonter dans leur histoire. Et ce fut le cas. Ce doit certes être générationnel, mais je n’ai pas pu faire autrement que me projeter, très fort, dans les questionnements de ce couple de jeune quadragénaire: les enfants, les choix professionnels, le sexe, les ex, les désenchantements et bref… comment faire durer sa propre histoire, son propre couple. Le tout plongé dans un paysage grec plein de sérénité, à l’opposé des conflits qu’une minuscule étincelle suffit à rallumer. Et accepter malgré tout de baisser la garde, accepter la magie que nous tend l’autre, accepter de lâcher ses vieux démons, ses craintes enfouies pour continuer de vivre cet amour. Encore une actrice que j’aime, Julie Delpy. Je la trouve folle, je la trouve entière et j’ai du mal, dans ses films, à faire la différence entre le personnage qu’elle incarne et celle qu’elle est vraiment. Alors je me dis que, pour moi, elle est une belle actrice.

– troisième round mercredi en compagnie sororale à nouveau et cousine issue de germain: World war Z! Oui, je sais, ça fait un peu le grand écart par rapport aux deux autres précédemment mentionnés. Mais comment vous dire comme j’ai été scotchée à mon fauteuil, comme c’était bon cette angoisse, cette adrénaline, ces bons de chamois (partagés avec pas mal d’autres personnes dans la salle)!!! Bon alors oui, il y a Brad Pitt: Bradou! Mais je ne suis pas une midinette et n’ai jamais été sensible à ses airs de minet, ni depuis Thelma et Louise, ni dans Seven, ni dans Snatch, pas même dans la pub Chanel n°5 (où on notera au passage que les rides autour des yeux c’est bien pour les mecs mais que pour les filles, c’est à grand renfort de photoshop que ça se passe…). Donc, je n’y suis pas allée pour lui mais parce que ce film avait l’air d’être sacrément couillu et que j’aime d’amour les bons gros blockbusters. Et là, autant vous dire que j’ai été servie. Un prologue de toute beauté, deux minutes de calme avec une famille prenant son petit déjeuner et après… : carnage!!!!!!!!!!! Du zombie à gogo, des explosions en voilà, du crash d’avion je te dis que ça, de la lumière intermittente qui te fout bien les jetons, de l’attaque de citadelle invincible par des montagnes de morts-vivants… aaaahhhhhh, que c’était bon! Quelques bons twists qui ne viennent pas gâcher ton plaisir, un scénario de facture classique atomisé en un seul gadin, et une morale pas très jolie jolie à la fin. Et un Brad Pitt, pardon, un Bradou, ma foi parfait en ex agent de l’ONU renvoyé sur le terrain un peu malgré lui. Quel pied! Bref, comme on le dit à Marseille: je le préconise.

Et voilà pour la minute cinéma. C’est vraiment pas tous les jours que je serai en mesure de faire un rapport au garde à vous sur trois films quasi du même coup.

Pour me remettre de tout ça, épuisée par ce panel de fauteuils de ciné, j’ai donc décidé, en sortant du boulot aujourd’hui, de pousser la porte d’un petit institut pas très loin de chez moi: Les bains des 5 avenues. Et de commander comme ça, allez hop et qu’ça saute, un massage du cuir chevelu et du corps. 45 mn de pétrissage… intense et huileux. Il y a du bon, et du moins bien. L’institut est clean et très joli, prodigue en pas mal de produits estampillés hammam et l’accueil très pro, carré en même temps que convivial. Il y avait déjà du monde mais on a su me faire une place et j’ai attendu tout juste une dizaine de minutes. Le massage (pardon, on dit « effleurage » car le terme massage est, je crois, réservé aux kinésithérapeutes) fut ferme et tonique: un bon pétrissage, idéal pour tous ceux qui ont toujours rêvé de se transformer en grosse boule de pâte à modeler. Détente assurée. Mais rien d’expert non plus, je connais des adresses où les gestes sont bien plus experts et vous envoient au nirvana en moins de deux. Le gros moins: j’étais huilée comme un beignet à la fin, j’ai du littéralement m’éponger avec le drap de la table de massage et piquer de l’eau de rose pour me refaire une figure un peu digne. Et encore, j’ai bien vu des regards chez les passants que je croisais et je pense qu’il se sont dits que j’avais une hygiène douteuse… Gros fail donc. Mais les prix sont très raisonnables, en tout cas par rapport à ce qui se pratique sur Marseille: 35 euros le massage de trente minutes du corps et 15 euros pour les quinze minutes du cuir chevelu. Je suis donc mitigée. J’y retournerai, pour me faire épiler. Car j’ai entendu, pendant mon massage, le bruit caractéristique de la bande de cire arrachée de la jambe ou de toute autre partie anatomique beaucoup beaucoup plus intime, et aucun couinement de douleur. Et parce que certaines de mes copines poilues (elles se reconnaitront) fréquentent également et régulièrement cet institut et qu’elles n’en sont jamais déçues. Laissons lui donc une deuxième chance.

Et donc, en six jours, même si je ne le suis pas encore officiellement, je me sens en:

Mon ciné à Marseille: le Chambord, 283 Avenue du Prado  13008 Marseille.

Les bains des 5 avenus, hammam, institut de beauté et boutique, 11 avenue des Chartreux, 13004, Marseille, 0491058154, ouvert du lundi au vendredi, 9h30-12h30 et 14h00-19h30, le samedi, 9h30-19h30.