L’étrange Noël…

… non pas de monsieur Jack mais de la JETEE!

lajetée

C’est le collectif associatif qui gère le bar et l’espace d’exposition du cinéma d’art et d’essai Les Variétés, à Marseille, sur la Canebière. Toujours un grand plaisir de pouvoir, en compagnie de ma cop’s AC aller se faire une toile et siroter un verre de rouge en grignotant un petit bol de filet mignon à l’huile de sésame (en tout cas, c’est ce qu’on y a mangé la dernière fois et c’était bien bon). Bon, pour AC, la pauvre, elle ne peut plus boire en ce moment, rapport à cette injonction faite aux femmess enceintes de ne plus se gaver d’alcool mais bon, bientôt, soon soon, une fois l’accouchement et l’allaitement passés, on ira s’accouder au zinc là-bas, avant notre film, promis juré!

Mais je m’égare. En tout cas, la dernière fois que nous y sommes allées (c’était pour voir « Casse-tête chinois » et n’en déplaise au critiques peines à jouir qui ont descendu en flèche Klapisch et son dernier opus, nous on s’est régalées!), quelle ne fut pas ma surprise (et ma gène aussi parce qu’elle m’avait envoyé un super gentil texto peu de temps avant auquel je n’avais pas pris le temps de répondre) d’y rencontrer ma pote G.

G., cette beauté italienne et polyglotte au parcours professionnel sacrément artistique! Et G. de m’expliquer alors qu’elle serait présente à l’étrange Noël de la JETEE avec sa superbe marque de sacs: Firstoftulla.

Allez, on peut le dire, G. s’appelle en fait Giuliana Jorrot, est italienne (mais ça je l’ai déjà mentionné), est styliste et a pas mal travaillé dans l’univers du spectacle, des clips vidéos, des shootings photos… bref: pppppaiiiillllleeetttteeeessss et j’adoooooore!!! Quoi, moi ça me fait rêver ce genre de parcours! Et depuis quelque temps, associée à Valérie Dossetto, styliste également pour le prêt-à-porter et la haute-couture, elles ont créé Firstoftulla et c’est une sacrée belle gamme de sacs. Je n’ai pas encore la chance d’en avoir un à mon bras mais ça fait partie des mes targets. Faut dire que je suis assez pénible en sacs à main, rien n’ayant vraiment grâce à mes yeux en dehors de ce que fait la marque Nat et Nin que j’adore.

L’histoire de Firstoftulla aurait du faire l’objet d’un post « un jour, une créatrice » avec sa petite interview mais ça viendra plus tard. Nous sommes charrettes en ce moment, rapport au fait que nous sommes des femmes actives et sacrément débordées par les temps qui courent. Je me contenterais donc pour l’instant de vous inviter chaleureusement à passer par cet étrange Noël qui commence donc demain mercredi 18 décembre et se poursuit pendant 5 jours de fête et à découvrir les merveilles de Firstoftulla. Les cuirs sont beaux, souples, les couleurs éclatantes, les formes douces. Craquez, c’est une injonction!

On s’y croisera peut-être, même si j’ai quelques trucs sur le feu en ce moment…

PS: quelques photos quand même, désolée pour la qualité médiocre de celles du collectif la JETEE mais il est tard et je suis fatiguée, pas envie de chercher pourquoi leur résolution est si mauvaise quand je les enregistre sur mon ordi… Vous pouvez les voir en mieux sur leur page facebook:

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PPS: il n’y aura pas que Firstoftulla à cet étrange Noël mais aussi d’autres marques à découvrir, des artistes invités, du grignotage et du bon son à écouter, le tout sous la forme d’un étrange cabinet de curiosités…

étrange Noël 2

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Arrêt sur image(s)

Retour d’expérience pour ce post:

je suis allée samedi soir aux Archives, que nous appellerons les ABD, pour le laboratoire des rêves.

Que dire… Intéressante expérience que de se pointer tard, de nuit, sur cette grande esplanade, dans cette ville nouvelle que représente le quartier de la Joliette à Marseille et entrer dans cette salle de lecture toute dévolue à la recherche et à la consultation de documents d’archives… pour pénétrer dans les réserves. J’adore toujours passer de ce côté de la barrière, celle où les lecteurs ne vont pas. C’est une des choses que j’apprécie dans mon job, ces fameux « magasins » comme on les appelle dans notre jargon et qui sont, à mes yeux, de parfaits décors de cinéma, largement sous-exploités, de fantastiques lieux de cache-cache un peu flippants, de parfaites allées pour concours de vitesse sur chariots à livres. Bref, les réserves des ABD sont belles, grandes et froides, c’est normal, ça conserve. Toutes les salles n’étaient bien sur pas ouvertes mais quelques unes furent donc le lieu d’installations d’art contemporain tirant parti du matériel disponible sur place: étagères, boîtes à archives, tuyauterie etc…

Je dirais que ces installations étaient inégales mais plongeaient dans une atmosphère un brin glaçante, parfois désagréable, à dessein je suppose, métallique, organique et finalement onirique (que de hic) et c’était bien là l’objectique, pardon, l’objectif. Et comme je ne suis pas très à l’aise avec l’expression  de mon ressenti face à l’art, je laisse la place à quelques photos, prises par l’Homme, mon assistant personnel pour les shootings (c’est surtout qu’il a, lui, un smartphone qui remplit vraiment ses fonctions, alors que le mien ne fait plus que téléphoner, c’est ballot).

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Attention, coeur frais encore palpitant

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Par le trou de la serrure…

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Carnet de récits de rêve sur étagère blanche

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Et ville de boîtes de conservation

Bon, pour le coup, mes photos à moi n’étaient pas mal non plus et plus axées sur les projections vidéos, simples témoignages d’anonymes racontant leurs songes ou envol lumineux d’un personnage au fond d’un long couloir. Beau! Mais vous n’en saurez rien. A moins d’y avoir été aussi et d’en faire part ici.

Trois petits tours et puis s’en vont, je salue de toutes mes mains la belle initiative d’avoir ouvert ces espaces, réservés d’ordinaire à quelques uns, à l’art contemporain et à tout le monde. C’est une démarche à adopter et je rêverai de la décliner « chez moi », il y a matière à faire. On peut (toujours, tout le temps, effrontément)… rêver (je sais c’était facile).

PS: et oui, ce qui était beau aussi dans cette expo, et j’ai oublié de le dire, c’était de lire ou d’entendre des récits de rêve… Comme celui de cette femme qui escaladait un totem de pierres pour se rendre compte que ces pierres étaient en fait ses propres vertèbres et qu’une fois arrivée tout en haut, ces vertèbres fleurissaient… J’aime.

PPS: je me lance et raconte, brièvement, un vieux rêve qui m’a longtemps et profondément marquée. C’était suite à une séparation un peu douloureuse avec un garçon que j’avais, fort, aimé et après plusieurs mois à en avoir bien bavé. Je passais devant l’endroit où il travaillait et cet endroit était en feu, un grand et énorme feu. Et je dansais, en passant près de ce feu de joie, sans plus aucune pesanteur, chaque pas que je faisais me projetait dans les airs, quand je tournais c’était comme un tourbillon et j’étais légère. Non je n’suis pas folle, bonsoir.

La fabrique à rêves

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Hello,

oui je sais, j’étais partie bien longtemps. Et puis la petite flamme reprend. Et puis ce soir ma copine E. m’a parlé d’une chose si onirique que j’ai eu envie de vous en faire part. Peut-être aussi que quand elle a dit « toi qui aimes écrire », comme ça, en passant, et bien peut-être que ça m’a remis le pied à l’étrier. Merci ma pétillante E. !

J’ai appris ce soir qu’à Marseille nous avions quelque chose d’unique. Ou de rare, très rare, à tout le moins. Il y en a quatre de par le monde. A Marseille, plus précisément aux Archives départementales des Bouches du Rhône, nous avons une collection de récits de rêve. Oui. Moi je connais les collections de livres, de revues, de bandes-dessinées, de bases de données, d’articles en ligne… et d’apprendre qu’il existe des collections de récits de rêve, comment dire, ça m’a un peu fait m’envoler.

Alors voilà, demain vendredi 06 et après-demain, samedi 07 décembre, on peut se rendre aux Archives et plonger dans cette collection incroyable, pénétrer de nuit dans les réserves et découvrir les installations d’artistes que cette thématique du rêve a inspirés. Pousser la porte de multiples secrets. Pour travailler en bibliothèque, je sais qu’on ne donne pas tous les jours le droit à notre public de pénétrer dans nos réserves, celles où on peut se perdre et se laisser submerger. Et quand en plus c’est le secret du rêve de l’autre dévoilé que l’on peut entrevoir… Moi, ça me donne envie de prendre le tram la nuit et de m’arrêter là-bas. On y parlera de RêveClub, d’Envol et d’Oniroscope, ça me laisse songeuse.

Toutes les infos pratiques de ce « Laboratoire des rêves » sont par ici

On s’y retrouve?

PS: et puis l’Homme a fait le plus beau feu qui soit, qui crépite et souffle dans le poêle et le froid est parti… Et j’ai mis un sachet de tisane des marmottes dans une tasse et la chaleur de l’écriture est revenue. En fait j’ai eu froid, longtemps, plusieurs semaines et c’était comme si j’allais hiberner.

PPS: la photo? Empruntée à l’Homme. L’Homme fait de belles photos. Et puis celle là est un peu comme un rêve, elle inverse les perspectives.

Bank bank and you’ll be kissed in return!

large_Pussycat

Post nécessitant de cliquer sur le beau titre-lien ci-dessus pour découvrir des horizons inconnus.

Alors voilà, c’est l’histoire d’une nénette qui en a (des paillettes, des santiags, des fleurs en plastique, des serre-têtes oreilles de chat et et…) et qui fait des spectacles d’art de rue qui déchirent. C’est Véra et sa cie Kitschnette. Et pour son prochain opus, elle a décidé de s’acoquiner avec une autre nénette qui en a (des couilles. Mais Véra aussi, mais c’est une autre histoire): Cécile, des Suprêmes Dindes et aussi de Vison. Et cette dernière va lui faire la BO de son futur spectacle: Road Tripes. Un titre si prometteur car pour qui a vu les précédents On passe à table et Aux ptits oignons, on sent que celui là va être encore plus… saignant!

Mais tout ça, ça coute des sous, des pépettes, de l’oseille, de la thune, du blé, du flouse et ma foi, ça ne tombe pas toujours du ciel. Or donc, toi, gentil lecteur, petit spéculateur, tu peux parier sur ce projet et même le financer via le célèbre kisskissbankbank site (où l’on reparle du lien là-haut, tout là-haut sur lequel tu peux, tu dois, cliquer, non, je ne te force pas la main, non non). Et bien sur, tu seras rétribué en reconnaissance éternelle, fierté et sens de l’accomplissement se développeront en ton for intérieur, et aussi y’a plein de goodies à remporter, et même une soirée de folie avec les artistes (mais bon pour ça il va falloir un peu casser ton PEL et c’est pas donné à la première personne; alors fais comme moi, rabats toi sur un montant plus raisonnable mais ô combien satisfaisant pour l’estime de toi).

En ce qui me concerne, j’ai déjà vu passer plusieurs projets faisant appel au crowdfunding et je sais que c’est aujourd’hui bien dans la tendance mais je n’avais encore jamais sauté le pas du financement participatif. Peut-être parce que ça ne me touchait pas « directement ». Là c’est vrai, c’est plus proche, plus dans la sphère amicale et du coup beaucoup plus réel et j’ai vraiment envie que ce projet voit le jour. Et l’envie, un peu narcissique, d’apporter ma propre petite pierre à l’édifice. Et d’avoir un bel et concret retour sur investissement un jour dans la rue, en cercle devant ce spectacle ou sur des gradins festifs et avec une petite binouse à la main. Je sais que ce sera bien. Et je saurai que mes petits euros auront participé un tout petit peu à cette création.

Enfin, trêve de sentimentalisme et de larme à l’oeil, ces filles elles déchirent, alors toi aussi, déchire ton portiflard et subventionne les, oh yeah, tu seras mille fois récompensé(e)!

PS: soirée de lancement du Kisskissbankbank de Road Tripes, la création musicale de la cie Kitschnette le mercredi 26 juin 2013 au Daki Ling, 45 A rue d’Aubagne, à Marseille dans le 1er arrondissement, de 19h30 à 23h30. Leur téléphone et leur mail au cas où: 04 91 33 45 14, http://www.dakiling.com. Même que dans le coin, et bien caché, se trouve le Planète Xpress où tu pourras finir la nuit, mais ça, vraiment, c’est une autre histoire. Je te la raconterai un jour. Si tu es sage.