J’adore c’que vous faîtes!

 

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Faudrait que je prenne plus de temps qu’entre ma tasse de thé et ma douche pour vous parler de ce collectif d’artistes. Mais là, c’est pas possible, en plus je dois aller déjeuner avec ma cops AC dans un nouvel endroit marseillais et j’ai également absolument besoin de me faire les ongles, donc bon. Parons au plus pressé, et le plus pressé c’est ce week-end, du vendredi 11 au dimanche 13 avril, à Lyon (oui, je sais), à la 2ème édition du Salon d’art contemporain. Toutes les infos pratiques sont à retrouver sur le site de la manifestation, par ici.

Donc, pressée par le temps, je consacrerai une autre fois une rubrique « un jour, une créatrice » au collectif  « J’adore c’que vous faîtes » et pour le prix d’un billet, vous n’aurez pas UNE créatrice, non, mais DEUX créateurs! (Quel teasing, quel sens de la réclame!). Puisque, oui, ce collectif regroupe deux artistes: Flo et Iam Salam.

Pour vous la faire courte, ils se sont rencontrés à Marseille, l’un s’étant expatrié de la grande capitale et l’autre étant déjà là, pratique, et ils se sont bien entendus. Amicalement ça c’est sur, et artistiquement aussi ça tombe bien. Et ils ont eu l’idée de fusionner leurs techniques personnelles, la récup’, le détournement, l’assemblage d’affiches pour Flo, la culture skate, la découpe de pochoirs et stickers, l’accumulation de matière pour Iam Salam. Ca a donné ça au premier jet, et c’était déjà pas mal:

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Premier raccord, ça s’appelle.

Et bon an mal an, au fil du temps, les deux compères continuent à produire ensemble quelques pépites. Leurs styles personnels évoluent et leurs style commun avec. Leurs dernières productions mixent à présent la photo sur pochoir développée dans le travail perso de Flo avec des clichés pris par IamSalam au cours de ses pérégrinations, et on retrouve toujours, jouant avec le contraste du négatif photographique, leur accumulation de matière faite d’affiches arrachées sur les murs de nos villes. Perso, je trouve que ça claque:

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Et tout ça sera donc visible à Lyon ce week-end puisque Flo y expose et invite dans son stand leur travail collectif.

Je ne saurais que trop recommander aux lyonnais d’aller y faire un tour (je crois qu’on peut choper des invits) et aux amis des lyonnais de leur filer le plan.

Je vous laisse car, comme dit plus haut, j’ai des urgences ongulaires à gérer maintenant. Mais je vous laisse aussi leur facebook. Et, définitivement, les gars: j’adore c’que vous faîtes (et j’adore votre esprit de collaboration artistique)!

Facebook J’adore c’que vous faites

PS: parce que c’est Lyon et parce que c’est lui (soupir!)

 

 

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Comme un air de vacances…

Si je vous dis qu’en six jours j’ai réussi à voir trois films au ciné et à me faire masser, comme ça, au débotté, dans un petit institut en sortant du boulot, et que vous savez que je suis mère d’un jeune de presque cinq ans, vous vous dîtes: il y a un truc. Et ce truc, LE truc, c’est une équation… magique: vacances scolaires + garde de l’enfant assurée par les grands-parents!!! Il faudra que je pense à leur ériger un autel pour leur exprimer toute ma gratitude.

Alors hop, je ne résiste pas à vous faire part de ces quelques moments.

Revue de presse ciné pour commencer:

– vendredi dernier, en compagnie sororale: Joséphine! L’adaptation en film, que je qualifierais plutôt d’interprétation très libre, de la bande-dessinée de la si délicieuse Pénélope Bagieu. Un film coupé en deux avec une première partie assez réaliste, un chouette portrait de jeune trentenaire foutraque et pétrie de contradictions (j’ai un gros cul qui m’afflige mais j’aime bien que les hommes me sifflent dans la rue pour cause de popotin over-proportionné, même si je rebute à l’avouer) et une deuxième partie beaucoup plus… envolée et irréaliste, où le scénario flirte avec les situations les plus improbables au fur et à mesure que son héroïne s’enferre dans son (gros) mensonge. Mais à la fin, elle trouve l’amour et il était en fait tout près, juste sous ses yeux! Quel pitch! Je ne sais pas si ce résumé vous donnera envie de vous ruer dans les salles mais moi j’y ai pris un certain plaisir. J’ai surement moins vécu l’histoire que les deux nénettes trois rangs devant qui ont passé leur temps à faire des commentaires à base de « Non!!! », « Han, tu vas voir, je le crois pas, il va faire ça » etc… (c’est bien simple, au début j’ai cru qu’il y avait un problème de synchronisation de la bande-son) mais amateurs et amatrices de comédies romantiques, c’est par là que ça se passe. C’est bien sucré et tout doux, ça fait du bien comme un bon gros bonbon. Et Marylou Berry y est très chouette, et les belles filles rondes, moi j’adore.

– second round lundi en compagnie amicale: Before midnight! La suite de l’histoire d’amour du couple incarné par Julie Delpy et Ethan Hawke et initiée avec Before sunrise et Before sunset. Je n’ai pas vu les deux premiers et j’ai aimé découvrir ainsi le chemin mené par ce duo, me disant que si la rencontre était belle, j’allais d’autant plus apprécier remonter dans leur histoire. Et ce fut le cas. Ce doit certes être générationnel, mais je n’ai pas pu faire autrement que me projeter, très fort, dans les questionnements de ce couple de jeune quadragénaire: les enfants, les choix professionnels, le sexe, les ex, les désenchantements et bref… comment faire durer sa propre histoire, son propre couple. Le tout plongé dans un paysage grec plein de sérénité, à l’opposé des conflits qu’une minuscule étincelle suffit à rallumer. Et accepter malgré tout de baisser la garde, accepter la magie que nous tend l’autre, accepter de lâcher ses vieux démons, ses craintes enfouies pour continuer de vivre cet amour. Encore une actrice que j’aime, Julie Delpy. Je la trouve folle, je la trouve entière et j’ai du mal, dans ses films, à faire la différence entre le personnage qu’elle incarne et celle qu’elle est vraiment. Alors je me dis que, pour moi, elle est une belle actrice.

– troisième round mercredi en compagnie sororale à nouveau et cousine issue de germain: World war Z! Oui, je sais, ça fait un peu le grand écart par rapport aux deux autres précédemment mentionnés. Mais comment vous dire comme j’ai été scotchée à mon fauteuil, comme c’était bon cette angoisse, cette adrénaline, ces bons de chamois (partagés avec pas mal d’autres personnes dans la salle)!!! Bon alors oui, il y a Brad Pitt: Bradou! Mais je ne suis pas une midinette et n’ai jamais été sensible à ses airs de minet, ni depuis Thelma et Louise, ni dans Seven, ni dans Snatch, pas même dans la pub Chanel n°5 (où on notera au passage que les rides autour des yeux c’est bien pour les mecs mais que pour les filles, c’est à grand renfort de photoshop que ça se passe…). Donc, je n’y suis pas allée pour lui mais parce que ce film avait l’air d’être sacrément couillu et que j’aime d’amour les bons gros blockbusters. Et là, autant vous dire que j’ai été servie. Un prologue de toute beauté, deux minutes de calme avec une famille prenant son petit déjeuner et après… : carnage!!!!!!!!!!! Du zombie à gogo, des explosions en voilà, du crash d’avion je te dis que ça, de la lumière intermittente qui te fout bien les jetons, de l’attaque de citadelle invincible par des montagnes de morts-vivants… aaaahhhhhh, que c’était bon! Quelques bons twists qui ne viennent pas gâcher ton plaisir, un scénario de facture classique atomisé en un seul gadin, et une morale pas très jolie jolie à la fin. Et un Brad Pitt, pardon, un Bradou, ma foi parfait en ex agent de l’ONU renvoyé sur le terrain un peu malgré lui. Quel pied! Bref, comme on le dit à Marseille: je le préconise.

Et voilà pour la minute cinéma. C’est vraiment pas tous les jours que je serai en mesure de faire un rapport au garde à vous sur trois films quasi du même coup.

Pour me remettre de tout ça, épuisée par ce panel de fauteuils de ciné, j’ai donc décidé, en sortant du boulot aujourd’hui, de pousser la porte d’un petit institut pas très loin de chez moi: Les bains des 5 avenues. Et de commander comme ça, allez hop et qu’ça saute, un massage du cuir chevelu et du corps. 45 mn de pétrissage… intense et huileux. Il y a du bon, et du moins bien. L’institut est clean et très joli, prodigue en pas mal de produits estampillés hammam et l’accueil très pro, carré en même temps que convivial. Il y avait déjà du monde mais on a su me faire une place et j’ai attendu tout juste une dizaine de minutes. Le massage (pardon, on dit « effleurage » car le terme massage est, je crois, réservé aux kinésithérapeutes) fut ferme et tonique: un bon pétrissage, idéal pour tous ceux qui ont toujours rêvé de se transformer en grosse boule de pâte à modeler. Détente assurée. Mais rien d’expert non plus, je connais des adresses où les gestes sont bien plus experts et vous envoient au nirvana en moins de deux. Le gros moins: j’étais huilée comme un beignet à la fin, j’ai du littéralement m’éponger avec le drap de la table de massage et piquer de l’eau de rose pour me refaire une figure un peu digne. Et encore, j’ai bien vu des regards chez les passants que je croisais et je pense qu’il se sont dits que j’avais une hygiène douteuse… Gros fail donc. Mais les prix sont très raisonnables, en tout cas par rapport à ce qui se pratique sur Marseille: 35 euros le massage de trente minutes du corps et 15 euros pour les quinze minutes du cuir chevelu. Je suis donc mitigée. J’y retournerai, pour me faire épiler. Car j’ai entendu, pendant mon massage, le bruit caractéristique de la bande de cire arrachée de la jambe ou de toute autre partie anatomique beaucoup beaucoup plus intime, et aucun couinement de douleur. Et parce que certaines de mes copines poilues (elles se reconnaitront) fréquentent également et régulièrement cet institut et qu’elles n’en sont jamais déçues. Laissons lui donc une deuxième chance.

Et donc, en six jours, même si je ne le suis pas encore officiellement, je me sens en:

Mon ciné à Marseille: le Chambord, 283 Avenue du Prado  13008 Marseille.

Les bains des 5 avenus, hammam, institut de beauté et boutique, 11 avenue des Chartreux, 13004, Marseille, 0491058154, ouvert du lundi au vendredi, 9h30-12h30 et 14h00-19h30, le samedi, 9h30-19h30.