Le mot juste

Ainséité.

L’enseignement de Bouddha apprend à être dans la réalité factuelle, dans l’instant présent perçu dans sa réalité brute, sans inné, sans acquis, sans projection dans le temps… L’ainséité, ce qui est maintenant.

Jack Kerouac dans son ouvrage « Réveille toi, une vie de Bouddha » ; Nicholaï Hel, le personnage de « Shibumi », l’ouvrage de Trevanian, font tous les deux l’expérience de cet « ici et maintenant » et c’est une drôle de chose d’avoir ces deux livres à portée de main, ici.

Sur ces réflexions bouddhistes fines comme un papier à cigarette, je vous laisse sur ces quelques photos de Bouddha rencontré au détour de quelques temples.

Take care friends!

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La bûche…

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… sera un sticky rice with mango.

Dénichez une bonne mangue bien fraiche à Noailles à Marseille, achetez du riz gluant chez TamKi, toujours à Noailles, ou à Paris Store, faire cuire collant, sucrer, couper les mangues, parsemez le riz collant de ce que vous avez sous la main (présentement, des grains de riz soufflé) et arrosez de lait de coco. Dégustez.

Achetable aussi tout prêt sur n’importe quel petit marché local thaïlandais!

I LOVE franponais!

En Thaïlande aussi:

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Le franponais, c’est l’utilisation, plutôt malencontreuse, de mots français par les japonais, notamment dans les noms donnés à des marques, des commerces, apposés sur des objets etc… Et ça donne des termes et expressions franchement délectables. Le must restant pour moi les fameux toilettes CeFion. Dans la même veine, je regrette à Tokyo de ne pas avoir pris en photo la pancarte du coiffeur Ridicule, ça donnait pourtant envie d’aller se faire couper les cheveux là-bas.

Et donc, j’ai l’impression que le franponais ça essaime dans toute l’Asie non? En tout cas en Thaïlande, confère ces délicieuses lingettes nettoie-cucul. Mais remember également au précédent séjour l’eau de toilette Pucelle, pour jeune fille en fleur, pas mal non plus…

Et vous, des cas de franponais recensés?

Sinon, à consulter, un superbe site consacré à la question et deux bouquins qui font autorité en la matière. Faut que je me les procure dare dare.

L’étrange Noël…

… non pas de monsieur Jack mais de la JETEE!

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C’est le collectif associatif qui gère le bar et l’espace d’exposition du cinéma d’art et d’essai Les Variétés, à Marseille, sur la Canebière. Toujours un grand plaisir de pouvoir, en compagnie de ma cop’s AC aller se faire une toile et siroter un verre de rouge en grignotant un petit bol de filet mignon à l’huile de sésame (en tout cas, c’est ce qu’on y a mangé la dernière fois et c’était bien bon). Bon, pour AC, la pauvre, elle ne peut plus boire en ce moment, rapport à cette injonction faite aux femmess enceintes de ne plus se gaver d’alcool mais bon, bientôt, soon soon, une fois l’accouchement et l’allaitement passés, on ira s’accouder au zinc là-bas, avant notre film, promis juré!

Mais je m’égare. En tout cas, la dernière fois que nous y sommes allées (c’était pour voir « Casse-tête chinois » et n’en déplaise au critiques peines à jouir qui ont descendu en flèche Klapisch et son dernier opus, nous on s’est régalées!), quelle ne fut pas ma surprise (et ma gène aussi parce qu’elle m’avait envoyé un super gentil texto peu de temps avant auquel je n’avais pas pris le temps de répondre) d’y rencontrer ma pote G.

G., cette beauté italienne et polyglotte au parcours professionnel sacrément artistique! Et G. de m’expliquer alors qu’elle serait présente à l’étrange Noël de la JETEE avec sa superbe marque de sacs: Firstoftulla.

Allez, on peut le dire, G. s’appelle en fait Giuliana Jorrot, est italienne (mais ça je l’ai déjà mentionné), est styliste et a pas mal travaillé dans l’univers du spectacle, des clips vidéos, des shootings photos… bref: pppppaiiiillllleeetttteeeessss et j’adoooooore!!! Quoi, moi ça me fait rêver ce genre de parcours! Et depuis quelque temps, associée à Valérie Dossetto, styliste également pour le prêt-à-porter et la haute-couture, elles ont créé Firstoftulla et c’est une sacrée belle gamme de sacs. Je n’ai pas encore la chance d’en avoir un à mon bras mais ça fait partie des mes targets. Faut dire que je suis assez pénible en sacs à main, rien n’ayant vraiment grâce à mes yeux en dehors de ce que fait la marque Nat et Nin que j’adore.

L’histoire de Firstoftulla aurait du faire l’objet d’un post « un jour, une créatrice » avec sa petite interview mais ça viendra plus tard. Nous sommes charrettes en ce moment, rapport au fait que nous sommes des femmes actives et sacrément débordées par les temps qui courent. Je me contenterais donc pour l’instant de vous inviter chaleureusement à passer par cet étrange Noël qui commence donc demain mercredi 18 décembre et se poursuit pendant 5 jours de fête et à découvrir les merveilles de Firstoftulla. Les cuirs sont beaux, souples, les couleurs éclatantes, les formes douces. Craquez, c’est une injonction!

On s’y croisera peut-être, même si j’ai quelques trucs sur le feu en ce moment…

PS: quelques photos quand même, désolée pour la qualité médiocre de celles du collectif la JETEE mais il est tard et je suis fatiguée, pas envie de chercher pourquoi leur résolution est si mauvaise quand je les enregistre sur mon ordi… Vous pouvez les voir en mieux sur leur page facebook:

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PPS: il n’y aura pas que Firstoftulla à cet étrange Noël mais aussi d’autres marques à découvrir, des artistes invités, du grignotage et du bon son à écouter, le tout sous la forme d’un étrange cabinet de curiosités…

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Un jour, une créatrice: aujourd’hui, Nad etc…

main Nad

J’ai connu mon amie Nad au boulot.

Il y a de ça quelques années, ce petit brin de femme hyper dynamique est venu partager quelques mois dans la bibliothèque où je travaillais alors. C’est drôle comme cette période fut riche en rencontres professionnelles qui se sont transformées en vraies amitiés. Pour ainsi dire, c’est parce que je me force à retracer le quand du comment nous nous sommes croisées la première fois que je me rappelle cet épisode bibliothèque. Car pour moi sinon, mon amie Nad est potière et c’est pour vivre pleinement cette activité là qu’elle a un jour quitté l’épisode alimentaire de boulot à la BU et qu’elle s’est entièrement consacrée à son tour et à sa terre. Et comme elle a bien fait. Pas facile de se lâcher ainsi dans la vie d’artisan, d’artiste même et de prendre le risque de vivre selon ce désir. Pour ma part, le résultat est à la hauteur et ce qu’elle produit est tellement beau, et fin, et onirique (oui je sais, je n’en ai pas encore fini avec le domaine du rêve, cf et ) que j’ai eu envie de vous brosser le portrait de Nad etc…, mon amie céramiste de mon coeur.

Nad etc… inaugure donc la rubrique « un jour, une créatrice » (à l’occasion, ce sera aussi « un jour, un créateur », ne faisons pas oeuvre de misandrie) sous forme d’interview en 5 questions totalement partisanes et incomplètes, l’objectif n’étant pas l’exhaustivité sur « sa vie, son oeuvre ». Juste un portrait. C’est parti:

1 – Bonjour Nad etc…, peux tu te présenter?

Bonjour Mme la journaliste (éhéhé, trop classe, ndlr tant qu’à faire), je suis une jeune céramiste trentenaire, vivant à Marseille et plutôt bien contente de tout ceci et c’est ma première interview, je suis un peu impressionnée…

2 – On dit potière ou céramiste? C’est quoi la différence en fait, quelque chose de plus élitiste dans la céramique?

En fait, céramiste est le terme le plus générique en ce qui concerne le travail de la transformation de la terre par le feu, le potier est plus spécifiquement un céramiste qui fait des pots, qui tourne la terre souvent, c’est pourquoi ça m’est égal, j’aime vraiment les 2 termes, en fonction de ceux à qui je m’adresse je choisis… des fois ça fait du bien de se la péter un peu et d’être céramiste.

3 – Quelles sont les personnes dont tu t’entoures dans ton travail?

Ceci est une belle question car les collaborations sont, je crois, ce qui me motive le plus dans mon boulot. Ce n’est pas toujours facile d’être seule dans son atelier, dans ces journées, l’auto-entreprenariat n’étant pas vraiment ce qui correspond le mieux à ma personnalité. Laurie Guillerme est une amie proche, je connaissais donc et aimais beaucoup son univers dans son travail de photo et de graphisme. Quand j’ai découvert la technique qui le permettait, je lui ai évidemment proposé d’intégrer ses graphismes à mes pièces de porcelaine. Aujourd’hui, elle reste très présente, m’a souvent accompagnée sur les lieux de vente et vient souvent découvrir avec moi les ouvertures de four. Amandine Dupré est la soeur d’une bonne amie, on a eu souvent l’occasion de se rencontrer et je crois que c’est elle qui m’a proposé une collaboration connaissant mon boulot. Son univers est bien différent et m’amuse beaucoup, je suis très contente d’avoir à trouver de nouvelles formes pour mettre en valeur son travail. De plus, il m’arrive souvent de travailler pour d’autres céramistes, de leur tourner des pièces et cela reste très enrichissant pour moi de m’intégrer à un atelier, un univers et de comprendre les formes de quelqu’un d’autre.

4 – Et tes sources d’inspiration?

Je crois que ce que je recherche est la douceur, les associations incongrues, le rêve… Je suis souvent très touchée par le flou, ou au contraire l’hyper-réalisme, la simplicité donc la précision…

5 – Peux tu nous raconter ta plus grosse galère de boulot dans ton activité et à l’inverse ta plus grande satisfaction?

Ma plus grosse galère, c’est un jour où des potes sont arrivés alors que j’étais en train d’enfourner des pièces très importantes pour un salon très coté à Paris. Je me suis donc arrêtée en cours pour boire un coup et manger avec eux et quand je m’y suis remise je n’ai pas fait attention à ce que je faisais et cassé tout un étage de boites magnifiques et qui étaient sensées être mes plus belles pièces sur le stand, j’en ai pleuré! Ma plus grande satisfaction est, je crois, le jour où j’ai défourné les premières pièces nées de la collaboration avec Laurie. ça fonctionnait, c’était beau, j’étais fière et me suis dit que j’avais hâte de les soumettre au regard des amateurs!

6 – Bon et puis hop, 6, ne soyons pas radins: des envies, des rêves pour ton avenir pro?

Mon avenir pro… ce serait super d’avoir un jour mon petit atelier-boutique pour pouvoir accueillir les clients, peut-être donner des cours et aussi exposer d’autres artistes ou créateurs que j’aime bien. J’aimerai et je vais un jour inch’allah arriver à trouver à mettre en place des créations avec un univers bien à moi, avec ce que je suis moi toute seule. J’aimerai aussi travailler avec des designers, cela m’est déjà arrivé et j’ai adoré! Le rêve, ce serait que j’arrive à vendre mon travail à sa juste valeur (ce qui n’est pas forcément le cas aujourd’hui) pour que je puisse gagner correctement ma vie et continuer cette vie qui me convient parfaitement.

7 – Question bonus portnawak: le kebab, baguette ou galette?

Galette bretonne définitivement!

Et voilà! Ma première interview, ma première interviewée, l’exercice m’a franchement plu et j’espère que ce que Nad nous a livré ici vous intriguera assez pour aller à sa rencontre. Impossible de ne pas illustrer ses propos de quelques photos de ses pièces, à commencer par ma « collection » personnelle. J’accumule avec grand délice et depuis quelques temps déjà les céramiques de Nadège, je les détourne de leur fonction première, les exposant simplement comme de belles oeuvres d’art, utilisant un gobelet dans ma salle de bain pour y mettre mes pinces à cheveux et finalement, plus récemment, je les utilise pour ce qu’elles sont aussi vraiment et je prends un plaisir  certain à boire mon café dans « mon » mini mug. Il n’est pas rare que les soirs de cocooning, ma théière et un gobelet ne me suivent pas jusqu’au pied du lit.

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Je poursuis de quelques illustrations tirées de son blog, allez y jeter plus qu’un coup d’oeil, les photos que j’ai choisies étant plutôt celles de sa production en collaboration avec Laurie Le Guillerme (j’ai adoré ce fruit de leur rencontre), mais Nad. etc… produit d’autres styles et sa nouvelle collaboration avec Amandine Dupré est à tomber aussi.

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Bref, j’aime ces céramiques. J’en offre autour de moi. J’aime à penser que dans le chalet de ma douce K. il y a ce saladier avec un loup qui court, parce que j’ai l’impression que c’est celui qu’on pourrait furtivement apercevoir dans la forêt juste en face. J’aime la douceur de ces lignes de poterie, je les trouve fines et sensuelles. J’aime ce travail parce qu’il est très ancré dans la terre (c’est le cas de le dire), très technique (il n’y a qu’à entrapercevoir la connaissance, mais aussi le ressenti, que requiert la maîtrise de la cuisson au four) et parce qu’il  produit des objets utiles que j’aime à contempler. Des objets du quotidien, qui le rendent plus joli.

Où trouver Nad etc... me direz vous? Par ici:

– les 14 et 15 Décembre sur le marché des créateurs du cours Julien à Marseille
– les 21 et 22 Décembre à la Friche de la Belle de Mai à Marseille pour le « Made in Friche » pour les cadeaux de dernières minutes au chaud
– Du Mercredi au Dimanche à la boutique Objet Céleste à Paris, 34 bis rue Bichat (75010)
– Du Mardi au Samedi à la boutique Talents à Paris, 26 avenue Niel (75017)
 
Voilà. Courez y, à Marseille ou à Paris. Traînez vos guêtres au marché des créateurs du cours Julien de ce week-end, c’est un plaisir hivernal année après année, toujours avec un bon vin chaud. Sinon, passez par son blog et contactez là directement si vous n’avez pas moyen de vous approvisionner sur Mars ou Paname, je suis sure que cette fée saura faire quelque chose pour vous.
See you!
Boh, allez, j’ai même envie de vous embrasser tiens: bisous!
PS: quelques idées de prix (gobelet: 20 euros, mug: 25 ou 28 euros, petit saladier: 40 euros, grand saladier: 55 euros, assiette: 30 euros…) pour grand coup de coeur. Plus cher qu’un bol Ikéa c’est sur mais tellement plus beaux, plus doux, plus durables. Pour ma part, je les ai accumulés petit à petit. Disons que je ne me suis pas fait d’entrée de jeu le service théière et ses 4 mugs. Mais je connais d’autres personnes qui oui et qui ont bien raison aussi…
PPS: j’ai oublié de vous dire que Nad faisait aussi les plus mignons des sautoirs!
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Arrêt sur image(s)

Retour d’expérience pour ce post:

je suis allée samedi soir aux Archives, que nous appellerons les ABD, pour le laboratoire des rêves.

Que dire… Intéressante expérience que de se pointer tard, de nuit, sur cette grande esplanade, dans cette ville nouvelle que représente le quartier de la Joliette à Marseille et entrer dans cette salle de lecture toute dévolue à la recherche et à la consultation de documents d’archives… pour pénétrer dans les réserves. J’adore toujours passer de ce côté de la barrière, celle où les lecteurs ne vont pas. C’est une des choses que j’apprécie dans mon job, ces fameux « magasins » comme on les appelle dans notre jargon et qui sont, à mes yeux, de parfaits décors de cinéma, largement sous-exploités, de fantastiques lieux de cache-cache un peu flippants, de parfaites allées pour concours de vitesse sur chariots à livres. Bref, les réserves des ABD sont belles, grandes et froides, c’est normal, ça conserve. Toutes les salles n’étaient bien sur pas ouvertes mais quelques unes furent donc le lieu d’installations d’art contemporain tirant parti du matériel disponible sur place: étagères, boîtes à archives, tuyauterie etc…

Je dirais que ces installations étaient inégales mais plongeaient dans une atmosphère un brin glaçante, parfois désagréable, à dessein je suppose, métallique, organique et finalement onirique (que de hic) et c’était bien là l’objectique, pardon, l’objectif. Et comme je ne suis pas très à l’aise avec l’expression  de mon ressenti face à l’art, je laisse la place à quelques photos, prises par l’Homme, mon assistant personnel pour les shootings (c’est surtout qu’il a, lui, un smartphone qui remplit vraiment ses fonctions, alors que le mien ne fait plus que téléphoner, c’est ballot).

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Attention, coeur frais encore palpitant

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Par le trou de la serrure…

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Carnet de récits de rêve sur étagère blanche

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Et ville de boîtes de conservation

Bon, pour le coup, mes photos à moi n’étaient pas mal non plus et plus axées sur les projections vidéos, simples témoignages d’anonymes racontant leurs songes ou envol lumineux d’un personnage au fond d’un long couloir. Beau! Mais vous n’en saurez rien. A moins d’y avoir été aussi et d’en faire part ici.

Trois petits tours et puis s’en vont, je salue de toutes mes mains la belle initiative d’avoir ouvert ces espaces, réservés d’ordinaire à quelques uns, à l’art contemporain et à tout le monde. C’est une démarche à adopter et je rêverai de la décliner « chez moi », il y a matière à faire. On peut (toujours, tout le temps, effrontément)… rêver (je sais c’était facile).

PS: et oui, ce qui était beau aussi dans cette expo, et j’ai oublié de le dire, c’était de lire ou d’entendre des récits de rêve… Comme celui de cette femme qui escaladait un totem de pierres pour se rendre compte que ces pierres étaient en fait ses propres vertèbres et qu’une fois arrivée tout en haut, ces vertèbres fleurissaient… J’aime.

PPS: je me lance et raconte, brièvement, un vieux rêve qui m’a longtemps et profondément marquée. C’était suite à une séparation un peu douloureuse avec un garçon que j’avais, fort, aimé et après plusieurs mois à en avoir bien bavé. Je passais devant l’endroit où il travaillait et cet endroit était en feu, un grand et énorme feu. Et je dansais, en passant près de ce feu de joie, sans plus aucune pesanteur, chaque pas que je faisais me projetait dans les airs, quand je tournais c’était comme un tourbillon et j’étais légère. Non je n’suis pas folle, bonsoir.

La fabrique à rêves

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Hello,

oui je sais, j’étais partie bien longtemps. Et puis la petite flamme reprend. Et puis ce soir ma copine E. m’a parlé d’une chose si onirique que j’ai eu envie de vous en faire part. Peut-être aussi que quand elle a dit « toi qui aimes écrire », comme ça, en passant, et bien peut-être que ça m’a remis le pied à l’étrier. Merci ma pétillante E. !

J’ai appris ce soir qu’à Marseille nous avions quelque chose d’unique. Ou de rare, très rare, à tout le moins. Il y en a quatre de par le monde. A Marseille, plus précisément aux Archives départementales des Bouches du Rhône, nous avons une collection de récits de rêve. Oui. Moi je connais les collections de livres, de revues, de bandes-dessinées, de bases de données, d’articles en ligne… et d’apprendre qu’il existe des collections de récits de rêve, comment dire, ça m’a un peu fait m’envoler.

Alors voilà, demain vendredi 06 et après-demain, samedi 07 décembre, on peut se rendre aux Archives et plonger dans cette collection incroyable, pénétrer de nuit dans les réserves et découvrir les installations d’artistes que cette thématique du rêve a inspirés. Pousser la porte de multiples secrets. Pour travailler en bibliothèque, je sais qu’on ne donne pas tous les jours le droit à notre public de pénétrer dans nos réserves, celles où on peut se perdre et se laisser submerger. Et quand en plus c’est le secret du rêve de l’autre dévoilé que l’on peut entrevoir… Moi, ça me donne envie de prendre le tram la nuit et de m’arrêter là-bas. On y parlera de RêveClub, d’Envol et d’Oniroscope, ça me laisse songeuse.

Toutes les infos pratiques de ce « Laboratoire des rêves » sont par ici

On s’y retrouve?

PS: et puis l’Homme a fait le plus beau feu qui soit, qui crépite et souffle dans le poêle et le froid est parti… Et j’ai mis un sachet de tisane des marmottes dans une tasse et la chaleur de l’écriture est revenue. En fait j’ai eu froid, longtemps, plusieurs semaines et c’était comme si j’allais hiberner.

PPS: la photo? Empruntée à l’Homme. L’Homme fait de belles photos. Et puis celle là est un peu comme un rêve, elle inverse les perspectives.