Pourtant quelqu’un m’a dit que…

… tu bloggais encore, c’est quelqu’un qui m’a dit que, tu bloggais encore, serait-ce possible alors?

Non, surtout, ne me remerciez pas, m’absenter 2 mois pour venir vous coller dans la tête la ritournelle – détournée – d’une certaine Carla B., je sais, c’est trop gentil.

Bref, oui, je suis de retour. Mais, que s’est-il passé? Trois fois rien… ça tient en 3 syllabes: la-ren-trée! Mais je reviendrai plus abondamment sur cet épisode de quelques semaines entre les vacances et maintenant, ses péripéties, ses nouveautés, ses coups de blues, ses envies d’écrire mais « bofjailaflemme », ses trouvailles gardées dans un coin de la tête en mode « post pour plus tard », ses rencontres etc… Mais quand même, rentrer au CP, pfff, c’est fatigant et en plus y a des devoirs tous les soirs. D’où mon absence. J’étais occupée. Ah, on me dit qu’en fait non, que c’est mon fils qui est rentré en primaire et que moi je n’ai aucune excuse.

Bref, tout ça pour cracher une petite pastille valda: un quelque chose qui, je le sens, peut s’avérer un grand moment. Un grand moment musical. Dans un endroit improbable.

Le lieu: Venelles et sa salle de fête (oui, j’ai bien écrit « salle des fêtes » et pas Le Silo, Le Moulin, L’Usine ou tout autre nom de salle de concert de la région qui se pose là).

La date: ce samedi 1er novembre. Ma foi, dans cinq jours en somme.

L’objet: une bombe de funk, j’ai nommé Guts et son album Hip-hop after all.

Je ne vais pas me la jouer critique musical (même si dans une ancienne vie, avec des anciens amis, j’ai écrit pour un fanzine musical, même qu’il nous est arrivé d’interviewer des groupes connus en after de festival, assis sur des enceintes et quand le soleil se lève… bon sang que c’est loin!!!). Enfin bref, j’ai l’air de ma la péter un peu là mais en l’occurrence, ce qui nous amène à Guts ce samedi de la Toussaint, c’est beaucoup plus simple que ça.

Il y a quelques jours, j’ai entendu ça sur FIP:

Et là, je me suis jetée sur leur site pour voir qui ils programmaient à ce moment et c’est comme ça que j’ai appris l’existence de ce fameux Guts… Comment dire, je ne vais pas vous écrire sa bio, je pense qu’écouter le morceau Man funk se suffit à lui même (et lire le topo qui suit peut aussi éclairer, le gars fait ça much more mieux que moi: http://www.moodoftheday.fr/guts-feat-leron-thomas-man-funk/).

Cette chanson me colle à la peau depuis, elle sent le bon son, le groove, la danse, le bon rhum aussi, oui. Je l’écoute en boucle. Mais tout le reste de l’album est à savourer tout autant, avec de belles participations comme celles de Lorine Chia sur Open Wide ou Patrice sur le titre Want it back.

En tout cas, quand, il y a deux jours, j’ai vu une petite mémé soigneusement déchiqueter une affiche de Guts dans la rue (pourquoi tant de haine me direz vous), ça m’a vaguement mis la puce à l’oreille. La boucle fit vite bouclée. J., à qui j’avais fait écouter le titre et qui n’y fut apparemment pas indifférent, m’envoya un mail pour me confirmer ce que je pressentais: le bougre était en concert dans la région.

Bref, Guts passe à Venelles ce samedi, ça coute entre 7 et 8 euros (après ça, on ne m’accusera pas de refiler des plans qui coutent cher) et moi et ma clique, on y sera. Qui veut danser avec nous nous suive. Et comme dit l’Homme, ça va booger (bouguer? booguer?), ça c’est sur.

PS: pour les filles qui me lisent, Guts a participé il y a plus de vingt ans de cela (ça nous rajeunit pas) à… Alliance ethnique!!! Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!! (cœurs avec les doigts). Allez les copines, en souvenir d’un soir de karaoké sauvage, c’est cadeau:

PPS: l’Homme me dit que la salle des fêtes de Venelles a toujours une programmation de qualité, à surveiller donc. L’Homme va aussi nous prendre les places directement sur le site de l’asso Comparses et Sons qui organise le concert:
http://www.comparsesetsons.fr/index.php/billetterie/01_nov_2014

Vacances, on oublie (presque) tout!

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Bien, je sais que je m’éloigne de la ligne directrice de ce blog, aka « mes bons plans à Marseille », mais en même temps, je n’étais pas à Marseille ces quelques derniers temps. Dont acte. Ce sera mes bons plans ailleurs et aussi un partage de quelques moments et impressions.

Alors, à l’heure où certains prennent la route, l’avion, le bateau, le train, que-sais-je encore (bonne route et bon courage à tous, il parait que bison futé voit carrément noir), petit reminder de mes courtes vacances à moi. Et oui, courtes elles le furent, une seule semaine pour l’Homme qui incarne à lui seul les restrictions de toutes sortes que connait la Fonction Publique Hospitalière,  à commencer seulement par le régime de congés (je parle de la rémunération, des moyens humains affectés aux services, de… je m’égare). Bref.

Courtes elles le furent mais sacrément… déconnectantes (je sais, j’invente) tant nous étions dans un écrin qui nous a permis d’oublier tous nos petits soucis, le temps (et même celui qu’il a fait), les contraintes.

Et si vous avez bien suivi mes derniers posts (par là et par ici!), vous vous êtes peut-être rendus compte que j’avais un GRAND besoin d’Ardèche. Alors j’ai pris mon meilleur moteur de recherche, ma carte Mappy avec la vallée de l’Auzène, ma localisation de Terre Adélice et j’ai dégoté le plus doux gîte de la région, celui qui a correspondu plus que tout à nos attentes et nous a permis de retrouver avec bonheur cette région délaissée, la faute à la vie, depuis deux ans. En guise de petit nid à nous pendant quelques jours… une roulotte! Le seul bonheur de Mr Z en la découvrant me suffirait à dire que ces vacances étaient gagnées. On a tous, enfants, rêvé de vivre dans une maison miniature, à notre taille, chaleureuse et comme une cabane, et bien c’était celle là:

 

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Voilà, les vacances se sont partagées en laissant le temps filer à son rythme, doux, entre baignades, rares, à la rivière ou dans la piscine du gîte, rencontres avec tous les occupants de passage ou à domicile de ce dernier, concert de piccolo saxo improvisé un soir face aux montagnes, ballades alentours dans les genêts, les terrasses, autour du lac d’Issarlès où les grenouilles sont petites comme un ongle et un rayon de soleil qui perce les nuages a suffi à faire plonger l’Homme. Grand moment de rigolade avec Mr Z car ce fut comme une relecture de la fameuse pub « il porte des slips de Dim, dadadadada… » version le slip qui se barre pendant le plongeon. Ça nous a tenu longtemps écroulés de rire sous la pluie (ah oui, le rayon de soleil fut de très courte durée), le cul dans le sable, en demandant à l’Homme de nous rejouer la scène ad libitum.

Comme partout en France je crois, mais nous étions un peu coupés du monde, volontairement et sans se le dire, sans se connecter au wifi, en oubliant systématiquement téléphones et appareils photos ainsi que radio, bref, comme pour tout le monde, le temps fut plutôt automnal, je crois que je l’ai déjà dit, mais on en a fait notre affaire et c’était bien aussi cette impression d’automne en plein mois de juillet. Et bon, la pluie et le soleil, ça fait des petits qui se révèlent, ma foi, fort comestibles:

 

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Ah ça, on s’en est mis plein la lampe! Avec un régime exclusivement à base de produits locaux, cueillis par nos soins ou achetés chez notre réseau de producteurs qui déchirent sa mémé quoi qu’ils produisent. Caillettes, pâtés, godiveaux, fromages de chèvre, confitures de myrtilles, de framboises, crème de marron… régalade! Et bien sur, du viognier en quantité et de la bière locale à foison. Je vous parle de fait qu’en dégustant des bières avec quelques compatriotes belges du gîte (aussi, on n’était pas tombés sur des amateurs) on a perdu Mr Z? Non, je n’en parle pas… Don’t worry, on l’a retrouvé. Enfin, c’est plutôt lui qui a fini par nous retrouver…

Donc c’était l’automne en été, les DVD matés sous la couette tous les trois serrés les uns contre les autres, les ballades le dos plié en deux pour débusquer les champignons, les confitures minute faites sur place avec nos récoltes (on a quand même réussi à faire une confiture de fraises des bois, moi je dis, respect!), le marché sous la pluie, les retrouvailles improbables de l’Homme avec un pote musicien perdu de vue depuis 10 ans, les conversations inquiétantes avec un apiculteur que je respecte énormément pour la droiture de sa démarche de production et son constat sans appel sur la situation de ses abeilles…, le resto le plus bobo-chic (on ne se refait pas) dégoté à Vals-les-Bains, le barbecue improvisé avec notre bon ami C. dans sa cabane au Canada (en Ardèche en fait mais franchement, vu le lieu, ça fait tout comme). Mettre les pas de Mr Z un peu dans les miens quand je tâtais avec bonheur de la truelle sur les chantiers de fouilles archéologiques fut un beau moment de transmission. J’ai quand même réussi, un peu par hasard il faut l’avouer, à lui dégoter un site qui allie à la fois les fouilles, paléontologiques, et les recherches autour du requin, deux de ses grandes passions. J’ai gagné des points. Et lui, pas mal de dents des fameuses bestioles, qu’il trimballe partout maintenant comme un trésor de guerre. Faut dire que c’est quand même un peu la class à Vegas non?

 

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Voilà, s’arracher à tout cela a quand même été un peu dur même si on faisait bonne figure tous les trois en redescendant la vallée du Rhône par les chemins de traverse, histoire de prolonger encore cette impression de vacances. Sortir de l’autoroute et retrouver les enfants roms mendiants du côté des passerelles d’Arenc, loin, très loin de la rivière… Rentrer chez soi, ouvrir la boîte aux lettres et trouver les prospectus d’une église évangélique vous invitant à un débat sur l’avenir du monde et du cabinet Estrella vous promettant le meilleur de la voyance… Allumer sa radio et reprendre le fil du conflit israélo-palestinien et les difficultés des équipes d’experts pour rallier l’avion crashé il y a plus de 15 jours quelque part au dessus de l’Ukraine…

Et avoir envie de repartir quasi aussitôt. Ce qui n’est donc pas possible, on est d’accord. Alors s’évader encore en quelques photos et ambiances, comme la fluidité parfaite de l’eau cristalline des rivières ardéchoises autour des constructions éphémères de land art de l’Homme. Avant que l’on ne quitte ce beau lieu pour reprendre la route et que comme symboliquement, alors que nous étions dans notre voiture et que l’on jetait un dernier regard à la rivière, le sosie de Jason Statham qui squattait lui aussi les rochers, détruise d’un coup de pied tout ce bel et fragile assemblage…

 

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Bref, je suis un peu triste d’être rentrée… Ou alors un peu jalouse que vous soyez sur la route, aoûtiens chanceux! Oubliez tout, évadez vous, engrangez tout ce qui est bon sur les chemins, revenez gorgés de bon temps. Moi, je reste sur Mars maintenant avec quand même quelques escapades proches. Et j’ai déjà rechaussé mon appareil photo et emmagasiné quelques lieux dont je veux vous parler.

En attendant, et comme je ne suis pas  une fille avare de ses modestes bonnes adresses, je vous laisse les miennes en Ardèche. A vous de compléter en flânant par là-bas.

 

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– le plus superbe des gîtes, si vous aimez les caravanes vintage, les tipis cachés sous les châtaigniers, les aménagements collectifs du type four à pizza ou barbecue gigantesque: camping – gîte du Folastère, au hameau de Intres, commune de Saint-Julien du Gua, à 20 mn de Privas, pareil des hauts plateaux, du Mont Gerbier des Joncs et juste au dessus de la sublime vallée de l’Auzène pour se baigner dans une rivière merveilleuse de toboggans naturels et de trous d’eau ou plonger. C’est par là!

– savez vous qu’à Privas, de même que chez nous on a des pharmacies de garde, et bien là-bas les bouchers ont aussi des tours de garde, à savoir que le dimanche et le lundi, vous trouverez toujours une boucher-traiteur ouvert et vous ne serez ainsi jamais pris au dépourvu de saucissons et de godiveaux. J’adore le principe. Celui qu’on a le plus dévalisé: la maison Saulignac, 3 rue Hélène Durand.

– en parlant charcuterie: the best producteur de cochonnailles EVER, Michel Faure. Il faut dire que ses cochons s’ébattent en toute liberté dans la châtaignerai et franchement, ça leur réussit plutôt bien. Sa caillette est la meilleure de toute la région, j’assume, et je peux vous dire que depuis plus de trente ans, de la caillette j’en ai bouffé et donc je me sens un peu légitime pour dire quand une sort particulièrement du lot. Son pâté est le meilleur que j’ai jamais mangé, de même en ce qui concerne son pâté de tête. Je ne vous parle pas du boudin noir. Par contre je vous parle de la nouveauté de cette année, à savoir la jambonnette: t-u-e-r-i-e! Et le gras ensuite fondu dans la poêle pour y faire sauter des pommes de terre et des cèpes… Mamma mia comme dirait l’autre. Bref, c’est la ferme du Rouvier, sur la commune d’Albon, ils vendent à la ferme directement et tiennent également un gîte et depuis peu une table d’hôtes où je pense que l’on mange plus que bien. Ils ont un site internet ici.

– envie d’un resto bio et chic dans la superbe petite ville thermale de Vals-les-Bains (où je rêve d’aller faire quelques petits soins); filez vous attabler au Food Inn Paysan, cuisine bio du jour à partir de la production des paysans ardéchois, n’hésitez pas à visiter leur page facabook par ici. Vraiment très bon, accueil délicieux par un couple qui partage son temps entre Vals et Marseille (tiens donc, si ça ça ne me donnerait pas des idées…), possibilité de déguster les glaces du paysan givré, un autre glacier ardéchois qui vaut le détour.

 

Enfin, enjoyez vos vacances comme j’ai enjoyé les miennes. On se retrouve très vite. Besos!

 

 

Ressources (avoir de la …)

Mes pas nous mènent à nouveau dans le quartier de Noailles. Décidément, je n’y ai jamais autant flâné et déniché de trouvailles que depuis que je n’habite plus à proximité…

Aparté: en cette période de ramadan, je ne saurais que trop vous conseiller d’aller vous y balader en fin de journée. Marée humaine, odeurs de kesras toutes chaudes et corne d’abondance de gâteaux arabes, zlebias, cornes de gazelle (pour Mr Z) et surtout gâteaux de semoule et de miel (pour moi), bouteilles de citronnade fraiche à tous les étals (attention, pas celle jaune fluo pleine de colorants, celle juste jaune pastis que tu te dis, en la buvant à la bouteille, merde on croit que je m’enfile du pastaga au litre et au goulot)… Bonheur.

Bref, en remontant d’un après-midi de déambulation urbaine par la rue d’Aubagne, j’ai croisé dans une vitrine le reflet d’un miroir tel que j’en chine chez les antiquaires ou les vide-greniers, mais souvent trop cher. Un de ces miroirs qu’on accrochait à l’armée pour se raser, ou de même en vacances en camping, à un bout de branche (ou tout du moins, j’aime à l’imaginer). Un de ces miroirs que je convoite en format triptyque chez Empereur mais pour lequel mon banquier devrait m’accorder un crédit à la consommation (remember, Empereur, repère de bobos ou bien?).

Un miroir qui m’a fait passer le seuil de la nouvelle boutique du Recyclodrome.

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(Tentative de selfie…)

Un lieu qui, comme son nom l’indique, se charge de recycler nos objets, de lutter contre le gaspillage, et de réinsertion par l’emploi il me semble. Et d’offrir pas mal d’objets… à très petit prix. Trois euros donc le miroir. Autant vous dire que je n’ai pas tergiversé et que je l’ai embarqué manu militari.

Et puis en partant, et après avoir bien regardé toutes leurs étagères et bloqué sur un autre miroir (bien vieux, bien piqué mais très lourd à monter… cependant, d’une forme si belle qu’il me trotte encore dans la tête et qu’il n’est pas du tout exclu que j’aille voir s’il y est encore), l’Homme est tombé nez à nez avec ceci:

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(non, tout ceci n’est pas mis en scène)

Target déco depuis très longtemps! Je parle du plat en métal avec poignées en bois et coupelles en verre biseauté (pas de la bouteille de pif descendue ce soir avec ma moitié, ni du livre d’Audur Ava Olafsdottir pour cet été, ni du carnet de coloriage de Joelle Jolivet que, je précise, j’ai acheté pour moi. Oui, comme beaucoup d’adultes qui le crient sur tous les toits comme un statement fashion, j’aime bien colorier. Ça me repose. Et peut-être aussi j’aime bien avoir un statement fashion). En tout cas, à cinq euros ce superbe service à apéro chic, pourquoi se priver du plaisir de servir des bêtes cacahuètes dans un contenant plus stylé que de bêtes soucoupes?

Reste que le Recyclodrome est donc un chouette lieu qui existe depuis longtemps mais vient à peine d’ouvrir cette enseigne là, quelque part vers le haut de la rue d’Aubagne (pas retenu le numéro exact et leur site internet parle, pour l’instant encore, uniquement de leur premier lieu, au 21 rue Chateauredon, dans le 1er arrondissement). Qu’il faut adhérer sur participation libre à partir d’un euro pour pouvoir acquérir des objets. Que les horaires d’ouverture sont, je crois, quelque chose comme les premiers mercredi et samedi du mois, mais que vous feriez mieux d’y aller par vous même pour vérifier mes dires quelque peu aléatoires et, vous aussi, dénicher de sympathiques trouvailles.

A oui, cerise sur le cupckake, le vendeur était très yumi.

Enjoy (et pas que le vendeur)!

 

 

 

Juste encore un peu d’Ardèche

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Quelle ne fut pas ma surprise aujourd’hui en faisant quelques courses dans Noailles de tomber sur… des produits laitiers de l’Areilladou! Je vous parlais il y a quelques jours des glaces de Terre Adélice, décidément l’Ardèche est sur ma route en ce moment.

En achetant mes œufs élevés plein air au magasin « Chez Jacques » (bon point ça aussi, avant ils n’avaient que des œufs catégorie 3 mais maintenant ils sont passés aux catégorie 1), mon œil fut attiré par leurs frigos garnis de yaourts et laits crus et je me suis rendue compte avec stupéfaction qu’ils avaient des fromages de chèvre et des faisselle de l’Areilladou.

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C’est à dire qu’en fait, on ne les trouve pas à n’importe quel coin de rayon frais des supermarchés ceux-là! L’Areilladou, c’est le nom d’une montagne ardéchoise, où est posé le village le plus haut du coin, Lachamp-Raphaël. L’hiver, il y caille, et quand on était gosses, on allait y faire de la luge et même du ski sur les deux trois pistes du « domaine », avec nos parents. L’été, on y retourne pour s’y gaver de framboises! Bref, la laiterie Carrier qui produit ces petits délices est installée auprès d’Aubenas, plus dans le sud, mais collecte ses laits auprès de producteurs des plateaux ardéchois. On trouve surtout ces produits en Ardèche bien sur et dans la Drôme… et donc maintenant dans notre caverne aux merveilles, j’ai nommé le quartier de Noailles! Trop cool. Goûtez les, ils sont top!

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C’est juste au croisement de la rue d’Aubagne et de la rue Longue des Capucins.

Ice cream

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Juste un petit mot en passant pour vous faire partager une trouvaille de fin de dimanche après-midi, presque de blues du dimanche soir. Glanée au gré d’une déambulation familiale en trottinette, skateboard et vélo (dans la famille bobo, je vous laisse deviner qui chevauchait quoi). Bref, on était parti sur nos roues ou roulettes pour dévaler des Chartreux jusqu’au Vieux-Port, histoire d’oublier un peu en pédalant, de se détendre les guiboles, de voir du pays dans sa ville et puis aussi de manger une glace pour le goûter. Direction la Place de Lenche, au Panier, dans l’intention de s’arrêter chez le Glacier du roi, good adresse qui ne se dévalorise pas avec le temps.

Mais nous n’avons pas eu à aller jusque là car, sur le chemin, arrivés au Panier sur la placette de la rue Caisserie, déjà bien lotie avec le salon de thé-café-librairie Cup of tea, le petit resto l’Effet Clochette aux tables sous l’ombre des platanes… et bien se niche un nouveau glacier.

– intermède: repas du soir, je reviens après le tunnel, aka repas-histoire-dodo de Mr Z qui se fait légèrement sollicitant –

AH LA VACHE!!! Le tunnel a duré… plus d’un mois!?!?!? J’ai commencé ce post le 27 avril et je le reprends le 01 juin! Pour le poster le 06!!! Ça va pas du tout cette histoire. Il va sérieusement falloir que je me penche sur mon rythme de publication. Mais bon, dans le cas présent, c’est pas si mal car en fait, je suis retournée, à peu près dans les mêmes conditions de balade urbaine, chez ce glacier et j’ai pu:

1/ re-tester et ré-approuver,

2/ apprendre, au sujet de ce glacier, des choses nouvelles et fort intéressantes qui me donnent encore mille fois plus envie de vous en parler et que vous alliez goûter ses créations.

Alors donc, cette petite enseigne s’appelle Vanille noire, est sise 13 rue Caisserie, dans le quartier du Panier donc, et c’est Nicolas qui officie à la confection et la vente des glaces. Tout est artisanal, les parfums sont variés, la déco est minimaliste et reconnaissable à cent mètres, toute de jaune et noire, du logo au mobilier d’extérieur sur lequel s’affaler et se détendre au soleil. Lors de notre seconde visite, nous avons testé le combo sorbets mangue – citron – fraise (3 parfums, pas un mélange) pour Mr Z, café arabica – straciatella pour l’Homme et yaourt coulis mangue pour ma pomme. Rien à redire, les parts sont généreuses, la gaufrette craquante, les parfums prononcés, pas trop sucrés, pas trop crémeux. Et même en petit bonus une bonne lichette de glace yaourt à la fraise histoire de goûter aussi ce parfum là. Parfait et super gentil!

 

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 Thé fumé? Miam!

Mais là où j’ai fini de basculer dans l’adhésion totale et complète à cette nouvelle adresse, c’est quand j’en ai appris un peu plus du parcours et des références du patron. Et je ne cache pas un brin de chauvinisme. Je m’explique.

Quiconque me connait un peu, bien, sait combien je suis attachée à mes racines ardéchoises et à mon village dans la Châtaigneraie. Et bien là-bas, il y a de cela quelques années maintenant, on a quasi vu naitre dans un petit patelin appelé Saint-Etienne de Serres… tadam: un glacier! Ce glacier s’appelait (s’appelle toujours) Terre Adélice, et on a du le découvrir à l’occasion d’une foire au village avec leur mini stand, l’année où je passais mon bac, en 1996 (je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans blablabla, enfin presque). Et comment dire: la révélation! La glace, ça pouvait être ça! Autre chose, bien autre chose que Carte d’or et cie. Quelque chose de si puissant en goût, des brassées de myrtilles de la forêt écrasées en une seule boule de glace, de la crème aux œufs douce et tendre, et froide, de la glace au lait de chèvre bonne comme le petit Jésus en culottes de velours… Et je ne vous parle pas de leur sorbet au chocolat. Oui, sorbet, pas crème glacée. Le kiff pour ceux qui voulaient une glace au chocolat sans toutes les calories qui vont avec, ou simplement pour ceux qui sont intolérants au lait. Un sorbet, mais pas de fruits. Et quelle puissance du cacao amer de Valrhona, je ne vous dis que ça! Un bonheur renouvelé d’été en été, à prendre la bagnole pour se rendre dans leur petite boutique perdue tout au bout des châtaigniers. Et puis ils ont grandi, on s’est mis à trouver leurs glaces à la carte des restaurateurs du coin, à l’épicerie du village. Et puis ils sont descendus de la montagne, un tout petit peu, juste en bas, à Saint-Sauveur de Montagut, installés dans un ancien moulinage au long de la rivière. Une immense et belle bâtisse qu’ils retapent, où se trouvent leur laboratoire, leurs espaces de confection, leur lieu de vente. Souvenir d’un hiver pour y chercher deux bûches glacées et de l’air glacé saturé du parfum des mandarines déversées par kilos… Ils ont même ouvert il y a peu un café glacier dans le Vieux Lyon, une halte à recommander chaleureusement. Mais malgré cette douce et belle expansion, jamais, jamais ils ne se sont départis de leur qualité exceptionnelle et de leurs parfums introuvables ailleurs (qui a jamais goûté autre part de la glace au lait de chèvre???). Caramel beurre salé et nougatine, abricot bergeron, noisettes de l’Isère, amande douce, miel du Vivarais, fromage blanc de chèvre, galette Saint-Michel… je vous appâte hein? Je vous parle de leurs parfums exceptionnels? Moutarde wasabi, géranium, poivre de Sechuan, sésame, truffe, yuzu, papaye, chartreuse, lard fumé…?

Pour cette histoire qui m’est un peu personnelle (même si je n’ai rien à voir avec eux!), pour ce dynamisme qu’ils ont apporté à cette vallée de l’Eyrieux, pour ces souvenirs, pour leurs 150 parfums, pour m’avoir fait aimer à Noël manger une bûche glacée… pour tout ça, pour moi, Terre Adélice a toujours constitué mon étalon maître en terme de glace artisanale et jamais, jamais, je n’ai trouvé quelque chose d’approchant. Et j’ai cherché.

C’est donc avec un brin d’arrière pensée que j’ai demandé au patron de Vanille noire s’il les connaissait. Mais en même temps, au fond de moi, d’avoir déjà goûté ses glaces et eu le sentiment d’être satisfaite et d’avoir trouvé, j’avais comme un pressentiment. Et comment vous dire: le temps s’est arrêté quand il m’a dit « c’est chez eux que je me suis formé ». Sentiment de connivence d’initiés à parler à bâtons rompus de « notre » glacier ardéchois, impression de partager un secret précieux.

A ma première visite chez Vanille noire, j’avais déjà eu le sentiment de manger une très bonne glace artisanale, à ma seconde visite, ma dégustation me l’a confirmé et la discussion autour de Terre Adélice m’a donné un aperçu de la façon de travailler de cet artisan, de sa conception du produit et de la confiance que l’on pouvait lui faire.

En tout cas, je crois, allez y les yeux fermés. Moi ça y est, après plusieurs années de recherche hors de mon « pays », dans ma ville d’adoption, ma Marseille que j’ai tant détestée et que j’aime de mieux en mieux, mon glacier artisanal je l’ai enfin trouvé et la route descend tout droit des Chartreux jusque là-bas, sans même plus besoin de pousser jusqu’à la place de Lenche.

Enjoy et faîtes moi un retour si vous passez par chez Vanille Noire.

 

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Site web

Page facebook

PS: et si vos pas vous mènent en Ardèche, stop-over vivement recommandé chez Terre Adélice

PPS: de mémoire, chez Vanille noire, les prix vont de 2,50 euros les deux boules à 5,50 les trois et les glaces peuvent être achetées par bac à ramener à la maison pour épater les potes.

 

 

 

 

 

J’adore c’que vous faîtes!

 

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Faudrait que je prenne plus de temps qu’entre ma tasse de thé et ma douche pour vous parler de ce collectif d’artistes. Mais là, c’est pas possible, en plus je dois aller déjeuner avec ma cops AC dans un nouvel endroit marseillais et j’ai également absolument besoin de me faire les ongles, donc bon. Parons au plus pressé, et le plus pressé c’est ce week-end, du vendredi 11 au dimanche 13 avril, à Lyon (oui, je sais), à la 2ème édition du Salon d’art contemporain. Toutes les infos pratiques sont à retrouver sur le site de la manifestation, par ici.

Donc, pressée par le temps, je consacrerai une autre fois une rubrique « un jour, une créatrice » au collectif  « J’adore c’que vous faîtes » et pour le prix d’un billet, vous n’aurez pas UNE créatrice, non, mais DEUX créateurs! (Quel teasing, quel sens de la réclame!). Puisque, oui, ce collectif regroupe deux artistes: Flo et Iam Salam.

Pour vous la faire courte, ils se sont rencontrés à Marseille, l’un s’étant expatrié de la grande capitale et l’autre étant déjà là, pratique, et ils se sont bien entendus. Amicalement ça c’est sur, et artistiquement aussi ça tombe bien. Et ils ont eu l’idée de fusionner leurs techniques personnelles, la récup’, le détournement, l’assemblage d’affiches pour Flo, la culture skate, la découpe de pochoirs et stickers, l’accumulation de matière pour Iam Salam. Ca a donné ça au premier jet, et c’était déjà pas mal:

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Premier raccord, ça s’appelle.

Et bon an mal an, au fil du temps, les deux compères continuent à produire ensemble quelques pépites. Leurs styles personnels évoluent et leurs style commun avec. Leurs dernières productions mixent à présent la photo sur pochoir développée dans le travail perso de Flo avec des clichés pris par IamSalam au cours de ses pérégrinations, et on retrouve toujours, jouant avec le contraste du négatif photographique, leur accumulation de matière faite d’affiches arrachées sur les murs de nos villes. Perso, je trouve que ça claque:

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Et tout ça sera donc visible à Lyon ce week-end puisque Flo y expose et invite dans son stand leur travail collectif.

Je ne saurais que trop recommander aux lyonnais d’aller y faire un tour (je crois qu’on peut choper des invits) et aux amis des lyonnais de leur filer le plan.

Je vous laisse car, comme dit plus haut, j’ai des urgences ongulaires à gérer maintenant. Mais je vous laisse aussi leur facebook. Et, définitivement, les gars: j’adore c’que vous faîtes (et j’adore votre esprit de collaboration artistique)!

Facebook J’adore c’que vous faites

PS: parce que c’est Lyon et parce que c’est lui (soupir!)

 

 

Vidéos virales et un soupçon d’impressions parisiennes

A la faveur d’une réunion de travail d’une heure à Paris, j’ai profité de deux jours dans la capitale, je sais, belle opération.

Comme à notre douce habitude, j’y ai retrouvé mon amie d’enfance, N. ma témouine (de tout, pas que de notre mariage à l’Homme et moi mais depuis 30 ans qu’on s’est rencontrées dans la cours de l’école et que j’ai consigné sur un petit carnet le numéro de téléphone de ses parents, qui n’a pas changé et que je connais toujours par cœur, on est les témouines respectives de nos vies qui avancent: les flirts, les gueules de bois, les sorties en boîte, les vacances dans le Gers, la confiture aux mures, les coups durs, les interrogations existentielles, les errances étudiantes et les réussites professionnelles, les après-midi autour du bassin de la piscine municipale, le Filochard et la Cale sèche, les appartements qui changent, la quête du rouge à lèvre parfait, les coups de fil qui durent et un accouchement très très long… et et…).

Et que font deux amies qui se retrouvent comme si elles s’étaient séparées la veille: elles piapiatent, font des courses, boivent du vin, piapiatent, envoient des textos, vont au resto et comme on est 2.0, elles s’échangent aussi leurs dernières trouvailles sur le net. Et N. m’en a fait découvrir trois à côté desquelles je regrette d’être passée mais je compte bien me rattraper maintenant. Et les partager avec vous aussi mais comme j’ai un peu de retard, pas sure que vous ne les connaissiez pas déjà. Tant pis, j’me lance.

Alors, gros coup de cour pour une pépite du Before du Grand journal: le complot. Il parait que les français adoooorent les théories du complot, je ne sais plus où j’ai lu un pourcentage de la population hexagonale qui y adhère dur comme fer mais c’était assez haut en terme de chiffre. Je ne pense pas être la dernière à en faire partie et le « on nous cache tout, on nous dit rien » n’est jamais très loin dans mon esprit mais ma raison se rappelle la plupart du temps à mon imagination débridée et vient la calmer. Mais j’aime bien quand même, impression qu’on est parfois dans un film, manipulés par de grands manitous scénaristes dont on ne connaitrait pas trop ni l’identité ni les plans secrets. Donc, ces vidéos du Before du Grand Journal jouent à fond jusqu’à la caricature ce coupable goût du complot. Tout y est, la musique qui va bien, les tics langagiers du commentateur et des thèmes plus que capillotractés. C’est très drôle et ça nous renvoie un petit miroir pas trop tendre. Je ne résiste pas à vous poster celle qui met en scène la région Paca. C’est par là et à retrouver sur youtube:

Ensuite, dans un registre toujours sociétal et très filles, les textapes d’Alice, une webcomédie disponible sur France 4 et merveilleusement résumée par son pitch: « Avant, l’amour c’était compliqué, depuis internet c’est pire ». Et oui, c’est simplement très juste et pareil que plus haut, très drôle, avec le perpétuel petit gimmick des textos qu’on s’envoie pour débriefer en direct ses rencontres. Par là également:

http://www.france4.fr/studio-4-0/webseries/les-textapes-d-alice/textapes1

(Ah ben mince alors, la vidéo n’apparait pas directement sur mon article, faudrait que je cherche pourquoi mais j’ai trop envie de faire pipi donc je laisse tomber. Faut juste cliquer sur le lien, aie confiance).

Et le meilleur (à mon sens) pour la fin: Camweb, « la vie c’est simple comme un coup de clic ». Deux copines face à leur webcam s’interrogent sur… le sens de la vie, et ouais, pan en plein dans l’mille! Leurs rôles sont parfaits et leur comédie de l’amitié un peu vacharde est impeccable: il y a celle un peu plus en retrait, légèrement sous la coupe de la plus forte en gueule, mais pas non plus totalement nunuche. Elles jouent trop bien toutes les deux! C’est plus que drôle, qu’elles touchent aux problématiques existentialistes des filles (le tuto beauté, le 1er rendez-vous…), à la politique ou aux rapports hommes-femmes… leurs petites vidéos sont bien percutantes et laissent à réfléchir, sur le féminisme notamment. Elles sont propulsées par l’indispensable magasine Causette et tudieu, j’étais passée à côté d’elles tout ce temps alors même que je suis abonnée à leur fil sur facebook… pauvre de moi et merci N. d’avoir rétabli l’ordre juste en me les faisant découvrir. C’est par là aussi et c’est sur Daylimotion:

Enjoy!

PS: sinon, à Paris, je me suis enfin baladée un long après-midi au cimetière du Père Lachaise et c’était beau!!! Surtout les vieilles, très vieilles tombes, celles qui sont en passe de s’effondrer, celles où les inscriptions sont toutes effacées par le temps, celles où les allées sont si sinueuses qu’un chat qui en surgit te fait sursauter dans le recueillement, celles d’Héloïse et Abélard, les amants contrariés, seule tombe célèbre que je suis allée chercher. A l’entrée du cimetière, j’ai croisé une belle fille toute de noire vêtue, tirant frénétiquement sur sa clope, une rose à la main et elle m’a inspiré ces quelques vers très libres, j’étais d’humeur poète: « L’air compassé, une rose blanche à la main, dire adieu à un proche au cimetière du Père Lachaise a quelque chose d’un rien aristocratique ». Voilà, bon, c’est pas du Baudelaire non plus. Après, j’ai beaucoup marché et quand je me suis retrouvée toute seule à force d’éviter les groupes de lycéens étranger en visite (je me suis beaucoup demandée pourquoi imposer à de jeunes adolescents déjà très travaillés par les idées de vie et de mort une visite de cimetière, j’ai trouvé que c’était un peu tôt et un poil vachard, salops de profs…), bref, que je me suis retrouvée toute seule dans des allées très isolées avec juste un monsieur qui suivait les mêmes pas que les miens, j’ai eu un peu peur et très envie d’en sortir. J’ai mis une bonne heure, les pieds en compote, trébuchant en talons sur les pavés mais au final… c’était bien chouette. Bisous!

Impression soleil levant

Bon, ce titre eut été plus adapté si j’étais partie au Japon mais la Thaïlande, c’est déjà pas mal à l’est non? Et j’ai tant l’impression (justement) d’avoir vécu là-bas avec ce fameux soleil, voilé par les restes de mousson, réchauffant la peau instantanément dès que les nuages s’éparpillaient, brûlant le dos lors d’un instant d’inattention sur la plage, disparaissant d’un coup d’un seul passé 18 heures… et bien j’ai tant l’impression d’avoir vécu avec son rythme et sous ses doux rayons, c’est peut-être encore cela la sensation qui me reste la plus vivace une fois revenue sous des cieux plus… tumultueux, pluvieux et surtout froids. Ce sont la douceur et la chaleur, la lumière aussi qui m’accompagnent encore pour, je l’espère, un long moment.

Mais pas que, quand même. Alors, débrief de souvenirs, d’images et d’anecdotes, en vrac et pas dans l’ordre (oups, je viens de faire mienne une expression phare d’une blogueuse que j’aime bien … copyright?). En tout cas, surtout dans aucun ordre d’importance…

– j’ai re-craqué pour le miniaturisme et laissé libre court à ma passion des petites choses près du Wat Pho, à Bangkok, au marché aux amulettes. Depuis, je les ais tous les trois sur mon bureau et j’aime bien poser mon regard sur ce minuscule bestiaire qui m’est déjà précieux, un lapin à grandes oreilles, une sorte de félin montant la garde et un rat de bande dessinée qui tente de se saisir de je ne sais pas quoi:

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– j’ai perdu ma carte bleue mais dans ce cadre c’était presque exotique et je dois de l’argent

– je me suis confrontée à mes limites et mes contradictions face à l’étendue maritime, fascinée et attirée par l’exploration des fonds marins et terrorisée par l’immensité bleue, la perspective qui se perd et l’angoisse de la mauvaise rencontre (oui, j’ai été élevée à la période « les dents de la mer » et depuis je flippe, même dans une piscine, de croiser le grand squale… auquel néanmoins je m’intéresse beaucoup. D’ailleurs sur Koh Tao j’aurais eu peu de chance de rencontrer un requin blanc car ce n’est pas trop son environnement mais par contre, un requin bouledogue, un peu plus, ce qui n’est vraiment, VRAIMENT, pas mieux…). Bref, j’ai beau rêver de me réincarner en morceau de la grande barrière de corail ou penser à une baleine évoluant dans l’océan quand j’ai besoin de visualiser une image relaxante… je suis morte de peur dès que je fais du snorkeling et pareil quand je pars en kayak. M’éloigner des côtes à plus de quelques mètres me colle des sueurs froides… Et pourtant, j’ai envie d’y retourner.

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– j’ai aimé, vraiment aimé contempler l’Homme et Mr Z main dans la main. Ça m’a émue, je ne saurais dire pourquoi. Bien sur parce que c’est précieux d’être une famille, aussi parce que j’y voyais l’âge et le passage du temps et que de l’enfance à l’âge adulte il n’y a finalement qu’un tout petit pas… Nostalgie quand tu nous tiens:

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– j’ai lu un très bon livre, Shibumi, de Trevanian, dans des conditions, je dois l’avouer, parfois compliquées (comment tenir son livre tout en shootant le palmier et en se mettant un refill de crème solaire, c’est techniquement complexe)

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– j’ai fait du yoga, un peu, mais sur un palmier, ça contrebalance (en effet, tout est question d’équilibre). En vrai, la seule fois où j’ai vraiment fait du yoga, le prof s’est légèrement emballé et a un peu sur-évalué mon niveau, j’ai mis un moment à m’en remettre…

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– j’ai régné sans partage sur les océans dans notre cabane de Robinson (légèrement améliorée) sur l’île de Koh Tao. C’est pour la décence que je mets une photo de moi habillée car la plupart du temps, nous avons régné (oui, toute la famille royale) à poil ou au mieux avec une culotte de maillot.

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Pour régner sur les océans, attention très bon plan (d’accord, pour peu qu’on puisse aller jusque là-bas), il « suffit » de réserver une chambre chez Uwe. Dans notre cas, elle nous a coûté moins de 20 euros par nuit et ce fut un endroit de paradis. Juste assez éloignée de la plage principale de l’île où on trouve des resorts en pagaille et de quoi faire la teuf tout au long de la nuit, juste assez isolée sans que ça en devienne une contrainte infranchissable, juste assez roots pour dormir néanmoins dans un bon lit et se faire notre petite popotte le soir venu, juste assez perchée au dessus de l’eau pour avoir quelques marches à descendre entre les rochers et plonger direct dans la grande bleue turquoise. L’Homme y a vécu ici un de ses plus grands moments de snorkeling, au très petit matin, quand aucun bateau n’emprunte encore ces chemins, seul (mais avec pas mal de poissons et sans requin, ouf). J’ajouterai qu’Uwe, son épouse et leurs enfants sont adorables, qu’Uwe est polyglotte et parle super bien français, ce qui est pratique et confortable et qu’il loue pour trois fois rien scooters et kayaks qui permettent de partir visiter l’île en parfaite autonomie.

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Enfin, je dirai que là, dans le plus adorable des petits studios au dessus de l’eau, nous avons rencontré une jeune femme installée ici 5 mois pour écrire un livre. Perso, ça m’a un peu fait rêver…

– j’ai bien mangé mais pas toujours les choses les plus bizarres croisées sur les marchés (ok, le canard laqué ça n’a rien de très bizarre mais moi, j’y arrive pas, entier comme ça, suspendu à son crochet, je bloque):

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Je n’ai toujours pas goûté au durian, le fruit emblématique du roi, très apprécié de la population asiatique, interdit de transport dans les avions ou même les ascenseurs, en raison donc de son odeur très… forte, on va dire. Par contre, l’Homme s’y est essayé. La blague. Il a tenu le choc mais refuse depuis d’en parler au risque de rendre sur l’instant ce qu’il a dans le ventre.

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– j’ai été assez déboulonnée par la question du travail, vue avec mes yeux de parfaite occidentale de classe moyenne et portée à gauche (pour me décrire très sommairement). Je m’explique: je n’ai pas eu l’impression (en tout cas sur les îles, je mets Bangkok à part) d’une quelconque misère. Je n’ai croisé que très très peu de mendiants, uniquement des gens atteints de malformations physiques graves et installés à côté des marchés ou des quelques lieux de passage très touristiques (et encore, quand je dis très peu je veux dire moins de 5 personnes durant tout le séjour et j’ai quand même pas mal trainé mes guêtres dans tous les quartiers de l’île, je n’étais pas dans un complexe hôtelier). On aurait dit (et ça m’a quand même été confirmé par la lecture de quelques articles sur la question) que tout le monde bossait. Ce que je veux dire, c’est que le décalage avec notre enlisement dans le chômage était très fort et que sur ces îles, beaucoup de petits boulots qui chez nous n’ont plus cours semblaient apporter aux personnes qui les pratiquaient suffisamment d’argent pour vivre dignement. Je sais que ma vision des choses est partielle et que ce n’est pas en 5 lignes de blog que je peux vraiment expliquer mon ressenti mais ce que chante Aznavour est vrai, « il me semble que la misère serait moins pénible au soleil », mais pas que grâce au soleil non plus. Grâce aussi au fait qu’il y a du boulot tout simplement, même des petits boulots que chez nous on a rangé sur le bas côté de ce qu’il est digne d’accomplir: pompiste dans les stations essences, aide dans les parkings pour se garer, vendeurs de tout un tas de choses en tout genre sur tous les bouts de trottoirs disponibles etc etc…

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– l’exotisme, le joie, le voyage et même les feux d’artifice au dessus des palmiers le 31 décembre ont été contrebalancés par la perte d’un être cher, dont je savais la fin  proche et à qui je pensais tous les jours. Les temples furent vraiment un lieu de recueillement et pas simplement de tourisme et les prières psalmodiées en thaï par les moines furent également les miennes, sans que j’en comprenne le sens mais assez fortes pour véhiculer mes pensées. J’ai déposé en offrande dans un des temples du Wat Pho, à Bangkok, une fleur de lotus pour elle puis j’ai appris que cela symbolisait le savoir. Cela lui allait bien.

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– j’ai fait une superbe randonnée sur l’île de Koh Samui, ça aussi c’est un vrai bon plan quand on sait qu’il n’y a pas vraiment de sentiers de randonnée balisés, que monter dans les hauteurs c’est tout de suite aller dans la jungle et que le trekking n’est pas l’activité n°1 sur l’île. Ces circuits sont organisés par une française installée depuis quelques temps à Samui et elle vous embarque à la découverte de la flore locale qu’elle connaît à merveille et vous fait découvrir des lieux insoupçonnés (parce que hauts, loin et pas bien indiqués sur les routes). C’est comme ça qu’au détour d’un chemin, l’Homme et moi nous sommes crus projetés dans la châtaigneraie ardéchoise (en l’occurrence, des plantations de durian) ou que nous avons pu tomber sur un combat de coqs… Mon bon plan est un peu limité car je n’ai noté ni le nom ni le site web de notre parfaite guide mais j’ai un bon indic sur place qui a gardé tout ça. Au besoin et pour ceux qui projetteraient d’aller faire une petite marche là-bas, ça se retrouve facilement.

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– j’ai adoré cette conversation très franco-française entre deux couples à l’aéroport de Bangkok, sur le départ pour rentrer en France. L’un pensait que la Thaïlande, et l’Asie en général, c’était le futur alors que l’Europe, complètement le passé. L’autre au contraire soutenait que l’Asie vit dans le présent alors que nous, occidentaux, sommes déjà dans le futur… Ça m’a fait sourire. Et au-delà, ce sont quand même de vraies interrogations. Tout le fourmillement asiatique donne l’impression vraie d’être projeté dans l’action et que le changement c’est pas maintenant, c’est tout le temps (sorry)… mais attendre dans un bateau pétaradant son mazout plus de quinze minutes avant qu’il ne prenne le départ, sans couper les moteurs, sur la Chao Praya jonchée de détritus, c’est aussi se dire que s’il n’y a pas un sursaut écologique, ils vont droit dans le mur. Enfin, ça, on y va tous ensemble… Après, celui des deux qui soutenaient que l’Asie survit dans le présent a également ajouté, au sujet de Phuket et sur un ton extrêmement condescendant que cette ville était, à tout le moins, « très dispensable ». L’emploi de cet adjectif me l’a immédiatement fait cataloguer dans la catégorie « gros con qui sait tout » et j’ai trouvé ça super de retrouver mes compatriotes. Arriver ensuite en France en plein JulieGayetGate, je vous dis pas mais c’était quand même le top pour rentrer en « chez nous »!

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– je me suis fait masser, pas assez, fait faire les ongles, trop peu, j’ai bu des caïpirinhas, pas en assez grand nombre, exploré les ruelles commerçantes du Chinatown de Bangkok, pas toutes, testé pas mal de plages mais pas de façon exhaustive, de même sur les cartes des restos et bouis-bouis de bord de route: j’ai pas tout gouté. Bref, il faut que j’y retourne!

So long folks!

(Et cliquez sur les images pour les avoir en grand)

PS: rendons à César ce qui est à l’Homme, à savoir la quasi totalité du crédit photos. Mais pas toutes non plus, moi aussi je sais shooter avec un objectif.

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Je mets dans ma valise…

… rien que des petites choses!

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Sauf la bière bien sur, que l’homme achète en taille normale. Et je vous ai mis cette bouteille pour faire étalon-mètre et avoir une idée de la taille réelle des produits glissés dans ma trousse de toilette. Alors voilà, ce que j’aime bien ici en Thaïlande, c’est qu’on peut trouver dans n’importe quelle supérette de bord de route, un 7 eleven du coin  en l’occurrence, tous les produits de soin dont on a besoin en format miniature. Ici donc et pour partir 3 jours sur l’île de Koha Tao nous avons: un gel douche, un shampooing, un lait pour le corps, (une bière), un bain de bouche (très bien, au thé vert, introuvable en France, si ça en intéresse certains, ça se vend aussi par bidon d’un litre), un tonique visage et un gel nettoyant visage. Et encore, je me suis limitée au strict minimum, j’aurais pu prendre le mini déo, le mini dentifrice, la mini crème visage etc etc… J’ai toujours aimé moi ces mini formats! Du plus loin que je me souvienne j’adorais les mini chaussures à talon de mes barbies et je crois même que j’ai fait une collection de mini animaux en céramique quand j’étais ado (oui, je sais!). Je fantasmais aussi sur les mini livres et je rêvais que la collection complète des Tintins existe en miniature. En France, je supplie toujours les vendeuses beauté de me refourguer des échantillons que je prends plaisir à utiliser quand je pars en voyage. Mais trouver une si grande variété de produits de toilette à des prix défiant toute concurrence (autour d’un à deux euros ici en Thaïlande) ben je dois avouer que chez nous c’est coton. Ou alors j’ai pas bien cherché mais je ne crois pas.

Alors les écolos forcenés me rétorqueront que c’est pas très écolo justement tout ça, toutes ces petites bouteilles en plastique. Je leur répondrai que maintenant je les garde et que je les remplirai la prochaine fois avec mes propres produits. Pratique isn’t it?

Mais là où mon propos devient un peu moins futile, c’est quand il touche au médical:

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Non, je ne deale pas du LSD. Ce sont des médicaments. Il se trouve que j’ai contracté une ghgkkjhfxchbvh. Une ghgkkjhfxchbvh! Bon, d’accord, une INFECTION URINAIRE. Voilà, vous savez. Bon,  bref, je suis allée à la pharmacie me chercher quelque chose pour cheminer sur la voie de la guérison. Et la pharmacienne m’a délivré la juste dose de médicaments pour 3 jours de traitement. Pas douze boîtes et 3 flacons de sirop, non, juste le nombre exact de médocs dont j’avais besoin. Dans un petit sachet sur lequel elle a noté le nom des molécules et le protocole à suivre, 1 time, 3 days, breakfast, lunch, dinner. Et là je me dis que ça nous ferait pas de mal en France de faire pareil, rapport au fameux trou de la sécu…

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui! See you, portez vous bien, avec ou sans infection urinaire! Mais plutôt sans, c’est mieux.

Le mot juste

Ainséité.

L’enseignement de Bouddha apprend à être dans la réalité factuelle, dans l’instant présent perçu dans sa réalité brute, sans inné, sans acquis, sans projection dans le temps… L’ainséité, ce qui est maintenant.

Jack Kerouac dans son ouvrage « Réveille toi, une vie de Bouddha » ; Nicholaï Hel, le personnage de « Shibumi », l’ouvrage de Trevanian, font tous les deux l’expérience de cet « ici et maintenant » et c’est une drôle de chose d’avoir ces deux livres à portée de main, ici.

Sur ces réflexions bouddhistes fines comme un papier à cigarette, je vous laisse sur ces quelques photos de Bouddha rencontré au détour de quelques temples.

Take care friends!

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